Deux Rafale ont mené une première mission de reconnaissance au-dessus de la Syrie.

Conformément à ce qu’avait annoncé le président Hollande lors de sa conférence de presse semestrielle, l’aviation française vient de mener, ce 8 septembre, sa première mission de reconnaissance au-dessus de la Syrie.

Cette mission a mobilisé une patrouille de Rafale (1 monoplace et 1 biplace de l’escadron 3/30 Lorraine), basés à al-Dhafra (aux Émirats arabes unis) et bien évidemment chacun dotés d’un pod RECO NG ainsi qu’un avion ravitailleur C-135 du Groupe de ravitaillement 02.091 Bretagne. Au total, cette mission a duré plus de 6h30.

Les nacelles « RECO NG », grâce à leurs capacités autorisant des prises de vue à grande vitesse et la surveillance vidéo ont ainsi permis d’acquérir « du renseignement sur le groupe terroriste Daesh » et « renforcer la capacité autonome de la situation de la France », souligne l’État-major des armées (EMA).

Cette mission en Syrie a été menée dans le cadre de l’opération Inherent Resolve, ce qui suppose que les vols français font partie de l’Air Task Order élaboré au CAOC (Combined Air Operation Centre, centre interalliés des opérations aériennes) d’Al-Udeid, au Qatar. Les suivantes viendront « en complément des vols de l’opération française Chammal sur l’Irak », a précisé l’EMA.

Pour le moment, et malgré les missions en Syrie, il n’est pas question de revoir le dispositif aérien de l’opération Chammal, qui s’appuie sur 6 Rafale, 3 Mirage 2000D, 3 Mirage N et 1 avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL2).

Un débat sur les vols de reconnaissance en Syrie  ainsi que sur d’éventuelles frappes sera organisé au Parlement le 15 septembre prochain, dans le cadre de l’article 35-1 de la Constitution. 

Source : Zone Militaire

CGU : Nous utilisons des cookies pour améliorer le fonctionnement, le contenu et la sécurité de notre site. En visitant notre site, et tout particulièrement avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation. Merci.

* * *