L’objectif du raid aérien français était un camp de l’EI, près de Deir ez-Zor

Le président Hollande a donné plus de détails sur les premières frappes françaises effectuées en Syrie dans la nuit du 26 au 27 septembre 2015, lors d’une déclaration en marge de l’Assemblée générale des Nations unies.

« La France a frappé ce matin en Syrie, a frappé un camp d’entraînement de ce groupe terroriste Daesh qui menaçait la sécurité de notre pays », a ainsi précisé le président Hollande.

Le camp en question était « proche » de Deir ez-Zor (Daïr az Zour), ville située sur le bord de l’Euphrate, à 450 km à l’est de Damas.

« Nos forces ont atteint leurs objectifs : le camp a été en totalité détruit. Six avions ont été utilisés, dont cinq Rafale », a ajouté le chef de l’État.

Plus tard, l’État-major des armées (EMA) a précisé que ce raid aérien avait en fait mobilisé 7 appareils, dont 5 Rafale, soit presque la totalité de ceux déployés par l’armée de l’Air à al-Dhafra (Émirats arabes unis) dans le cadre de l’opération Chammal, 1 ravitailleur C-135 et un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL-2), probablement pour une mission de Damage Battle Assessment.

« Les cibles ont pu être identifiées grâce à des vols de reconnaissance mais aussi grâce à la coalition qui nous a fourni également des informations », a ajouté le président Hollande.

Les données fournies par la coalition ont permis de recouper les renseignement collectés au cours des 12 missions de renseignement menées par l’aviation française au-dessus de la Syrie pendant les deux dernières semaines.

« Cette opération s’est inscrite dans le cadre de la décision que j’avais prise, le 7 septembre, d’envoyer des vols de reconnaissance pour identifier des cibles qui pouvaient correspondre justement à ce que nous voulions marquer comme intention : protéger notre territoire, prévenir des actions terroristes, agir en légitime défense », a poursuivi M. Hollande.

« D’autres frappes pourront avoir lieu dans les prochaines semaines, si nécessaire, avec toujours les mêmes objectifs identifiés : (…) des camps d’entraînement ou des lieux où nous savons que Daesh peut menacer la sécurité de notre pays », a encore fait valoir le locataire de l’Élysée.

Ce qu’a confirmé l’EMA. « La neutralisation de Daesh s’inscrit dans le temps long. Cette première frappe constitue la suite logique des missions de reconnaissance engagées depuis le 8 septembre. La poursuite du processus d’acquisition du renseignement sur l’organisation de Daech permettra de lui infliger de nouveaux coups », a-t-il expliqué.

Source : Zone Militaire

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