Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait part vendredi 18 septembre 2015 à Roubaix (Nord) de son "indignation" et de sa "colère" après la libération mercredi du meurtrier d'un policier en Seine-Saint-Denis, qui attend son procès en appel depuis quatre ans.

 "Je réagis mal, avec indignation et colère. Je viens d'avoir la mère de ce policier au téléphone pour lui dire ma solidarité et me détermination. Tous les jours, je reçois des notes qui rendent compte des agressions dont les forces de l'ordre sont l'objet, d'agressions gratuites, de la violence stupide de ceux qui ne respectent rien", a déclaré M. Cazeneuve en marge d'un déplacement consacré à la lutte contre le trafic de drogue dans le secteur Lille-Roubaix-Tourcoing.

"En République, il n'y a pas de complaisance à avoir avec ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre qui portent l'uniforme. Lorsque des policiers sont tués dans l'exercice de leur fonction, car ils incarnent l'ordre républicain, il faut avoir la plus grande sévérité à l'égard de ceux qui commettent de tels actes. Une enquête est engagée par la garde des Sceaux pour savoir ce qu'il s'est passé. Lorsque l'ordre républicain, incarné par les forces de l'ordre, est frappé de façon aussi brutale, jusqu'à la mort d'un policier, il faut que la République soit ferme, déterminée", a ajouté le ministre.

Taubira demande des explications

La libération du meurtrier d'un policier tué en Seine-Saint-Denis, qui attend son procès en appel depuis quatre ans, a suscité jeudi la polémique, des syndicats de police dénonçant une décision "ubuesque".

Selon l'avocat de Rajeswaran Paskaran, Thierry Benkimoun, "la chambre de l'instruction a estimé que le délai d'audiencement de son prochain procès, qui n'a pas encore de date, n'était pas raisonnable". Ce trentenaire incarcéré depuis le 24 février 2009 a fait appel en novembre 2011 de sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d'un policier à La Courneuve.

Mme Taubira a demandé en urgence mercredi soir "un rapport circonstancié sur les raisons expliquant l'absence d'audiencement".

Source : Le Point.fr

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