Une page d’histoire se tourne..

L'Etat Major de la Marine française quitte la rue Royale et la place de la Concorde pour s'installer au "Balardgone"

Après avoir occupé les murs de l’Hôtel de la Marine pendant 226 ans, l’Etat-major de la flotte française a fait ses cartons et quitte à partir d’aujourd’hui la rue Royale pour s’installer dans ses nouveaux locaux parisiens, sur le site de Balard. Le déménagement, prévu pour durer trois jours, doit être achevé vendredi et concerne 395 personnes, dont le grand patron, l’amiral Rogel, qui quittera le bord jeudi. Une manœuvre de grande ampleur nécessitant une organisation très fine et planifiée comme une opération, le transfert de l’état-major devant être mené à bien au plus vite, sans rupture de la chaîne de commandement et avec le moins d’impact possible sur le fonctionnement des services.

Au-delà de la logistique, il y a bien entendu de l'émotion et de nombreux marins disent avoir un «pincement au cœur» en faisant leurs adieux à la place de la Concorde. Toutefois, le grand départ se fera finalement sans cérémonie. Car, à l'instar des vieilles coques qu'elle laisse partir sans tambour ni trompette une fois leur service achevé, la marine regarde l’avenir et n’a pas l’intention de s’appesantir sur le passé. C'est un peu rude, mais c'est ainsi.

A Balard, la Marine nationale va rejoindre l’armée de l’Air, installée depuis la fin du mois de mai, ainsi que l’Etat-major des Armées et le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO), qui ont déménagé ce mois-ci. Les autres entités du ministère de la Défense, dont l’état-major de l’armée de terre, prendront quant à eux possession du nouveau site à partir de la rentrée.

Regroupant les principaux services de la Défense française, le « Pentagone à la française », aussi surnommé « Balardgone », est un énorme complexe de 320.000 m² implanté dans le 15ème arrondissement de Paris. Il comprend trois entités architecturales : les immeubles de bureaux de la « Corne Ouest », le cœur du ministère au centre, autour des hautes autorités et des centres opérationnels ; ainsi que les immeubles rénovés de la Cité de l'Air, à l'Est. Tout comme l’armée de l’Air et l’armée de Terre, la Marine nationale y dispose de son propre bâtiment, mais un certain nombre de services sont mutualisés et gérés en interarmées.

Pour les marins, comme pour les aviateurs et soldats, ce transfert à Balard constitue une petite révolution et un véritable challenge auquel les militaires se préparent depuis maintenant quatre ans. Ultramoderne, le nouveau site répondra bien mieux aux besoins des armées que les anciens locaux, dont l’Hôtel de la Marine, qui au-delà de son superbe cachet historique devenait vétuste et n’était plus adapté au fonctionnement comme à l’organisation d’une force armée du XXIème siècle. Certaines choses ne changent toutefois pas et les marins, qui avaient l’habitude d’arpenter le complexe dédale des « coursives » du monument historique, vont maintenant devoir s’adapter à un autre labyrinthe. Balard ne compte en effet pas moins de 27 kilomètres de couloirs… 

Source : Mer et Marine

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