Des explosifs volés sur un site de l'armée près de Marseille

Près de 150 détonateurs et une dizaine de pains de plastic ont été dérobés sur un site de Miramas. Plusieurs pistes peuvent être envisagées, du terrorisme au grand banditisme.

C'est un vol inquiétant. Près de 150 détonateurs, une dizaine de pains de plastic ainsi que des grenades ont été dérobées sur un site de l'armée française, à Miramas, selon des sources concordantes.

Ce sont les militaires du 4e régiment du matériel qui ont découvert lundi 6 juillet, des grillages de protection découpés, ce qui laisse penser que les faits se seraient déroulés dans la nuit de dimanche à lundi. C'est en faisant l'inventaire des stocks que les vols ont été constatés. Interrogé par France Bleu Provence, le maire de la ville, Frédéric Vigouroux, confirmait mardi matin que les autorités prenaient ce vol très au sérieux: «Je n'ai eu que très peu d'informations mais c'est très inquiétant. Tous les services de l'Etat sont focalisés sur le dossier.»

Le site de Miramas n'est pas une caserne explique Europe 1, mais un lieu de stockage de matériels destiné aux Opex, les opérations extérieures. Selon la radio, neuf des bâtiments du site auraient été forcés.

Mardi matin, deux pistes paraissent les plus plausibles. La première concerne le grand banditisme, pour lequel le matériel volé peut servir à d'éventuels braquages. Les craintes s'orientent également autour de terroristes potentiels souhaitant commettre un attentat en France.

La gendarmerie a été chargée de l'enquête.

Source : LeFigaro.fr / AFP

Ndlr : La zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas, armée par le 503e régiment du train (503e RT), est le point d’entrée et de sortie majeur pour les projections de forces en opérations extérieures. La ZRA permet d’héberger, d’alimenter, d’apporter un soutien logistique à plus de 1 000 personnes. Plus de 600 véhicules et 300 conteneurs maritimes peuvent y stationner. Les forces projetées y séjournent en moyenne moins de 96h, dans l’attente d’un acheminement stratégique par voie maritime ou aérienne. Source : defense.gouv.fr


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