Le glaçant témoignage de l'entraîneur de Yassin Salhi

"Le Parisien" a rencontré l'ex-entraîneur de sport de combat de l'auteur de la décapitation d'Hervé Cornara. C'est un témoignage qui fait froid dans le dos. Les journalistes du  Parisien  ont rencontré l'ex-entraîneur de Yassin Salhi, l'auteur de la décapitation d'Hervé Cornara et de l'attaque de l'usine Air Products vendredi à Saint-Quentin-Fallavier.

Le professeur d'arts martiaux, qui a souhaité garder l'anonymat, a rencontré le père de famille il y a quatre ans. Yassin Salhi voulait "faire du free-fight", une forme de combat ultraviolent où tous les coups sont permis. Obligé de se rabattre sur un art martial classique, Salhi a "intrigué" son coach dès les premières leçons, au cours desquelles s'est dévoilée une "double personnalité", avec des accès de colère pour le moins effrayants.

"Il ne se battait pas : il faisait la guerre"

"Lors des combats, il se laissait taper sans réagir, sans même protéger son visage. Et puis au bout de quelques minutes, il explosait de colère et fr dégageait une colère intense que je n'avais jamais vue", relate l'entraîneur.

Un comportement d'autant plus alarmant que Yassin Salhi était, le reste du temps, "d'un abord très doux, dans ses gestes comme dans sa façon de parler". Même si "on le sentait toujours prêt à exploser à tout moment".

"Lobotomisé"

Du côté de la religion, même schizophrénie ; douceur et ultraviolence. "Sa conversation était centrée sur l'islam", rapporte encore le professeur. "C'était à l'évidence sa grande passion. Mais ses paroles ne débordaient jamais : il ne parlait que d'amour, de paix, de foi."

Indiquant avoir la conviction que Yassin avait des "failles" psychologiques dans lesquelles des prédicateurs se sont engouffrés, il précise que trois hommes - que Yassin Salhi appelait "ses frères" - étaient régulièrement présents lors des cours. Salhi avait passé six mois "dans une école coranique" en Syrie en 2010, avait-il confié à son enseignant. "C'était une bombe à retardement, et je savais au fond de moi qu'un jour elle exploserait. Mais ce n'était pas un meneur : je suis persuadé qu'on l'a utilisé, lobotomisé", résume-t-il.  

Source : Le Point.fr

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