Légion d'honneur aux trois policiers, morts pour défendre nos libertés

François Hollande a présidé un hommage solennel aux policiers tués dans les attentats de la semaine dernière, mardi matin à la préfecture de police de Paris. Les trois policiers victimes des terroristes ont été décorés de la Légion d'honneur, avec citation à l'Ordre de la Nation. François Hollande leur a ensuite rendu hommage dans une allocution. "Ils sont morts dans l'accomplissement de leur mission, avec courage, avec bravoure, avec dignité", a salué le chef de l'Etat. Ils "sont morts pour que nous puissions vivre libres".

Qui étaient les trois policiers tués ?

Le brigadier Franck Brinsolaro, 49 ans, appartenait depuis plusieurs années au SDLP, le service de la protection (ex-Service de Protection des Hautes Personnalités). Ce Normand était chargé de la protection du dessinateur Charb depuis plusieurs années. Il a été tué mercredi par les frères Kouachi dans l'attentat contre Charlie Hebdo. Installé dans l’Eure, il s'était marié récemment à une journaliste et avait deux enfants, dont l'un de treize mois. Son frère jumeau, également policier, lui a rendu un vibrant hommage jeudi.

Le lieutenant de police Ahmed Merabet, 40 ans, du commissariat du XIe arrondissement, a été blessé puis froidement abattu à bout portant par l'un des frères Kouachi. Il était arrivé peu de temps sur les lieux du carnage peu de temps après l'attentat contre Charlie Hebdo. Ahmed Merabet venait de passer son habilitation pour être officier de police judiciaire, dont il avait réussi le concours. Il avait débuté en Seine Saint-Denis et avait fait un passage à la BAC locale, selon un syndicaliste de SGP-FO. Lui même était délégué syndical. Originaires d'Algérie, ses parents s'étaient installés en Seine-Saint-Denis en 1955.

La policière municipale Clarissa Jean-Philippe, 26 ans, a été tuée dans une attaque revendiquée par Amédy Coulibaly, alors qu'elle se rendait sur un banal accident de la route sur la commune de Montrouge. Cette Martiniquaise était partie pour la métropole en 2013, avant de rejoindre la police municipale comme stagiaire. Elle venait d'être titularisée.

Source : Europe1.fr


"Ils sont morts pour que
nous puissions vivre libres"

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Si la France est debout aujourd'hui, c'est parce que des policiers sont tombés

"Il me revient les mots d'André Malraux, suite à un attentat terroriste qui a endeuillé la France :
Sachez bien que si nous avons des blessés, nous les relèverons. Si nous avons des morts, nous les ensevelirons, et puis et puis nous combattrons, parce que les victimes représentent la dignité humaine. Ce sentiment qui porte comme les vieilles mains usées par la vie, l'humble honneur des hommes. Voilà ce qu’est notre combat : l’humble honneur des hommes".

"Si la France est debout aujourd'hui, c'est parce que des policiers sont tombés. Je vous exprime ma gratitude et ma fierté. Grâce à vous la France est debout. Vive la République, vive la France!", a conclu le président de la République à la Préfecture de police de Paris.

A la fin de la cérémonie, le président, son ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et son premier ministre, Manuel Valls, se sont positionnés derrière le cortège, sur un air joué par l'orchestre de la Préfecture de police de Paris. Au loin, sonnent les cloches de Notre-Dame de Paris en hommage aux trois policiers.

Source : LeFigaro.fr

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