Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'armée française a mené avec succès une opération spéciale dans la région de Gao (Mali) qui a abouti à l'élimination d'un groupe armé terroriste (GAT).

Une dizaine de combattants ont été tués et aucune perte n'est à déplorer côté français, malgré des combats au sol. L'état-major des armées indique avoir «neutralisé» «Ahmed El Tilemsi, membre fondateur du Mujao et émir d’Al Mourabitoune», l'un des principaux groupes terroristes de la région.

L'homme était «un gros bonnet que nous cherchions depuis longtemps», confirme une source militaire. Les Etats-Unis avaient mis sa tête à prix pour 5 millions de dollars, mais il est peu probable que le ministère de la Défense reçoive un tel chèque.

C'est dommage...

Heureux hasard, cette action est intervenue au lendemain de la libération de l'otage Serge Lazarevic - à la suite d'une négociation avec les terroristes, incluant la libération de djihadistes et le versement d'une somme d'argent.

La «neutralisation» d'Ahmed El Tilemsi permet à la France de montrer qu'elle ne se contente pas de négocier avec les terroristes, mais qu'elle les traque activement. L'état-major des armées assure ainsi que depuis le 1er août 2014, «une cinquantaine de terroristes ont été neutralisés et plusieurs tonnes d’armements détruits».

Source : Secret Défense - Jean Dominique Merchet

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À Paris, l'état-major qui a annoncé sa mort affirme qu'il s'agissait d'une opération de renseignement d'opportunité.

En clair, les Français ont récolté des informations permettant de pister Ahmed al-Tilemsi ou de savoir où il se cachait. L'opération a été réalisée en coordination avec les autorités maliennes, mais aucun Malien n'a participé à l'assaut, précise-t-on à Paris. À ce stade, le ministère de la Défense reste très discret sur la localisation exacte du lieu de l'opération. Il s’agirait de la région de Gao, nous dit-on. Autour de Tabankort, assurent encore certaines sources ouvertes.

« Il y a eu de la résistance, indique le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’armée française. Ce sont des groupes qui sont dans une logique jusqu’au-boutiste. Ils refusent généralement le combat, et lorsque le combat s’engage, ils se battent jusqu’à la mort. » Durant l’opération, une dizaine de terroristes, vraisemblablement membres du Mujao, ont été « neutralisés », précise le colonel Gilles Jaron. « Al-Tilemsi est mort durant ce combat. »

Paris assure en revanche avoir la certitude que le groupe d’Ahmed al-Tilemsi préparait de nouvelles actions, comme des attaques-suicide. Les services de renseignement vont maintenant tenter d'exploiter les éléments retrouvés sur place et vont surtout interroger les prisonniers, au nombre de trois, selon un communiqué du ministère de la défense du Mali. Barkhane peut en principe les retenir jusqu’à 96 heures, avant de les transférer aux autorités maliennes.

Source : RFI

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