Prévu en décembre 2014, avancé au 27 novembre, selon les déclarations de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement, le déploiement de 6 Mirage 2000D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey en Jordanie dans le cadre de l’opération Chammal a donné lieu à quelques cafouillages en matière de communication.

Ainsi, seulement 3 Mirage 2000D sur les 6 prévus sont arrivés le 28 novembre en Jordanie, au terme d’un voyage de 4h30, comprenant deux ravitaillements en vol par un C-135 FR. Dans le même temps, le TCD Siroco a accosté à Aqaba pour livrer le matériel nécessaire à l’entretien dans la durée de ces appareils. Quid des trois autres avions annoncés ? Ils sont attendus « dans les semaines qui viennent », a indiqué l’État-major des armées.

L’envoi de ces Mirage 2000D en Jordanie permettra de réduire le temps de vol pour rejoindre le nord de l’Irak, ce dernier passant de 4 heures (pour les 9 Rafale engagés depuis la base d’al-Dhafra, aux Émirats arabes unis) à seulement 1h30.

Comme l’explique l’EMA, les Rafale se focaliseront sur des missions de renseignement tandis que les Mirage 2000D assureront les frappes contre les positions tenues par les jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh).

Les forces armées marocaines se joignent à la coalition

En fait, le déploiement des Mirage 2000D s’inscrit dans un mouvement plus large au sein de la coalition emmenée par les États-Unis, laquelle a besoin de davantage d’avions. C’est ainsi qu’environ 12 A-10 Thunderbolt vont quitter l’Afghanistan pour le Koweït et que des drones MQ-9 Reaper vont en faire de même. Il a également été annoncé l’envoi de plusieurs F-16 appartenant aux forces aériennes marocaines.

Selon le New York Times, le problème rencontré par la coalition est que les jihadistes de Daesh s’adaptent aux frappes aériennes. C’est à dire qu’ils changent fréquemment de position, ce qui rend les opérations plus compliquées et le travail de renseignement plus que jamais nécessaire.

« Lorsque nous ciblons un État, nous avons généralement été à la recherche de leurs capacités pendant des années et on a une vaste idée des cibles à atteindre. Mais ces gars-là [ndlr, les jihadistes] se déplacent. Il peuvent être à un endroit, puis une semaine plus tard, ils sont partis », a expliqué, au quotidien, le major Sonny Alberdeston. Aussi, 25% des frappes effectués en Syrie ont été préalablement planifiées, les autres étant dites « d’opportunité ». Ce taux tombe à 5% pour le nord de l’Irak. 

Source : Zone Militaire

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