Pris dans la tourmente judiciaire, Kader Arif quitte le gouvernement.

Le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants a présenté sa démission à Manuel Valls et François Hollande, acceptée par ce dernier. Il est remplacé par Jean-Marc Todeschini, sénateur PS de la Moselle. Il connaît déjà ce ministère pour avoir occupé le poste de chef de cabinet de Jean-Pierre Masseret dans le gouvernement Jospin. 

Enquête autour du secrétaire d'Etat Kader Arif : perquisition au ministère

L'enquête sur les marchés passés avec des proches de Kader Arif continue à Paris La bourde de Kader Arif sur les otages au Cameroun «Je pense à mon prédécesseur, que j'ai appelé tout de suite, il avait fait un bon travail au sein du monde combattant, je tiens à lui rendre hommage pour le travail qu'il a accompli», a-t-il déclaré.

Cette décision intervient au lendemain de la révélation d'une perquisition menée le 6 novembre 2014 dans un service du ministère de la Défense, auquel le secrétariat d'Etat aux Anciens combattants est rattaché. Cette perquisition a été menée dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à certains de ses proches.

Dans un communiqué, Kader Arif a affirmé avoir choisi de démissionner «par respect pour la fonction ministérielle» et «par respect» pour les commémorations et le monde combattant dont il avait la charge.

Il «a présenté sa démission afin d'apporter toutes les précisions visant à l'établissement de la vérité dans le cadre de l'enquête préliminaire menée par le parquet financier dans laquelle son nom est cité», a justifié de son côté la présidence de la République.

Ouverte à Toulouse en septembre, l'enquête a pour but de vérifier si deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par son frère puis par ses neveux, ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros avec le Conseil régional de Midi-Pyrénées. L'enquête s'attache à déterminer si les procédures d'appels d'offre ont notamment été respectées.  

Source : Le Parisien.fr

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