Assassinat de Peter Kassig: deux Français parmi les bourreaux ?

Le groupe Etat islamique (EI) a diffusé dimanche une vidéo mettant en scène la décapitation de l'otage américain Peter Kassig. Parmi les bourreaux, un Français aurait été identifié. Des doutes subsistent sur la présence d'un second. 

Dimanche soir, l'information concernant la présence d'un Français parmi les bourreaux circulait dans les médias. En effet, Le Figaro révélait que la Place Beauvau procédait à des vérifications de la vidéo de décapitation des soldats syriens, vidéo où les djihadistes mettent en scène la mort de l'otage américain Peter Kassig.

Parmi les bourreaux, un jeune homme d'une vingtaine d'années a retenu l'attention des spécialistes du terrorisme. Il s'agirait de Maxime, alias Abou Abdallah Al Faransi, originaire de Normandie, parti combattre l'été dernier en Syrie. Interviewé par BFMTV en juillet dernier, l'homme confiait s'être converti à l'islam avant de se radicaliser avec des vidéos sur internet. Sur l'authenticité de sa présence, le spécialiste des questions islamistes, Romain Caillet, estime ce lundi sur France Info qu'"il n'y a pas de doutes possibles".

Des doutes sur le sort de Kassig

En revanche, des doutes subsistent concernant la présence d'un deuxième Français parmi les bourreaux. "Effectivement on évoque deux Français. Mais le second, je ne le connaissais pas personnellement". "Il y a une très forte présomption qu'il y a un, voire deux Français", a indiqué pour sa part à BFMTV Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme international

Toujours est-il que sur les circonstances de l'exécution, Romain Caillet émet quelques doutes sur le sort de Peter Kassig. "Peut être qu'il a été tué avant, soit il a essayé de se sauver, soit il est mort sous des bombardements, on ne peut qu'émettre diverses hypothèses. Mais (dans la vidéo) il n'y a a pas eu de scènes de décapitation de Peter Kassig. C'est comme si cette séquence venait se greffer à ce qui avait été fait. Sans doute dans le but d'augmenter le moral des troupes..."

En effet, selon ce spécialiste, chaque exécution est une réponse à un bombardement sur les positions de l'organisation Etat islamique, dont l'élan sur le territoire irakien est "brisé" depuis quelque temps d'après Romain Caillet. Si aucun chiffre précis ne circule sur le nombre d'otages toujours au main de Daech, il resterait au moins une Américaine. Mais jusqu'à présent, "ils n'ont jamais décapité une femme otage."

Source : Lexpress.fr

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Décapitations: Hollande dénonce "des crimes contre l'humanité"

Le président François Hollande a qualifié dimanche de "crimes contre l'humanité" la décapitation, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), de l'otage américain Peter Kassig et de 18 soldats syriens.

"Le groupe Daesh en Syrie, celui contre lequel nous nous battons en Irak vient de revendiquer l’assassinat d’un Américain, Peter Kassig, 26 ans, jeune humanitaire qui se dévouait pour ce pays depuis 2013, il a également lâchement froidement assassiné, ce groupe terroriste, dix-huit Syriens", a-t-il déclaré à Nouméa, depuis la résidence du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, peu après son arrivée pour une visite de 36 heures.

"Ce sont des crimes contre l’humanité, ce sont des actes barbares et c’est pourquoi la France ne peut pas rester indifférente, elle est solidaire: nous avons eu, nous aussi, un otage qui a été assassiné en Algérie (Hervé Gourdel, en septembre ndlr)", a déclaré le chef de l'Etat, en soulignant que "ce groupe terroriste Daesh veut conquérir des territoires et asservir une population".

"C’est pourquoi je rappelle ici que la France est dans une coalition, qu’elle fait en sorte d’attaquer le groupe terroriste Daesh et de permettre aux autorités irakiennes de retrouver la souveraineté de leur territoire et nous continuerons ce combat. Ce combat est pour l’humanité par rapport à des barbares qui commettent des crimes contre l’humanité", a ajouté François Hollande.

Le groupe EI a revendiqué dimanche l'exécution sommaire par décapitation de Peter Kassig, enlevé en Syrie en 2013, et d'au moins 18 soldats syriens.

L'EI a lié l'exécution sommaire de cet otage à l'envoi de centaines de conseillers militaires américains pour aider les troupes irakiennes à combattre le groupe jihadiste.

La France participe aux frappes contre l'Etat islamique en Irak, mais pas en Syrie, où interviennent militairement les Etats-Unis et des pays arabes.

Peter Kassig est le troisième otage américain dont la décapitation est revendiquée par l'EI depuis août, après James Foley et Steven Sotloff. Deux autres Britanniques, Alan Henning, un volontaire humanitaire, et David Haines, travailleur humanitaire, ont subi le même sort.

Source : Lacroix.com - AFP


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