« On leur a fait mal cette nuit », a lancé le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), à l’antenne d’Europe1, ce 24 octobre 2014, au sujet des jihadistes de l’État islamique (EI ou Daesh).

Lors d’un raid massif de la coalition emmenée par les États-Unis, 2 Rafale de l’armée de l’Air, partis de la base d’al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, ont largué 12 AASM (Armement Air-Sol Modulaire) sur autant de bâtiments d’un camp jihadiste. Et chaque coup a porté, d’après le général de Villiers, qui a eu les résultats des frappes cette nuit, à 1 heure du matin.

Au total, les avions de la coalition ont largué 70 bombes sur les bâtiments d’un camp où les jihadistes de « Daesh produisaient leurs pièges, leurs bombes, leurs armes pour attaquer les forces irakiennes », a précisé le général de Villiers. Plus tard, l’État-major des armées (EMA) a précisé que le site servait également de centre de recrutement, de formation et d’entraînement.

Le raid, planifié grâce aux missions de reconnaissance effectuées précédemment par la coalition, a eu lieu précisément à 20h30, le 23 octobre, dans le secteur d’al-Hawijah, à 250 km au nord de Bagdad, dans la région de Kirkouk. Les deux Rafale de l’armée de l’Air engagés dans cette mission avaient décollé en emportant chacun 6 AASM et une nacelle de désignation Damoclès.

L’AASM est constitué de kits de guidage et d’augmentation de portée qui s’adaptent sur les corps de bombes standard, afin de les transformer en munitions de précision.

Le général de Villiers a parlé de « bombes guidées laser » lors de son intervention sur les ondes d’Europe1. Les 2 Rafale ont donc tiré la dernière version de cet armement développé par Sagem, qualifiée en décembre 2012. Elle permet de frapper des cibles mobiles et de corriger la trajectoire de la bombe larguée si les coordonnées GPS de la cible sont erronées, grâce à son autodirecteur semi-actif laser.

« Cette action a été complétée par des frappes simultanées de nos alliés sur deux autres sites stratégiques de Daesh, portant un coup dur à leur logistique », a indiqué l’EMA.

Cette semaine, l’aviation française a frappé des cibles presque quotidiennement dans le nord de l’Irak. Au total, elle a effectué 5 interventions, contre seulement 2 entre le 19 septembre, date du lancement de l’opération Chammal, et le 19 octobre. « Il nous fallait un temps de reconnaissance pour appréhender les cibles », a expliqué le général de Villiers.

Source : Zone Militaire


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