Alors que les ressortissants européens partant combattre dans les rangs du califat font les gros titres de l’actualité sur le Vieux Continent, plusieurs pays d’Asie doivent eux aussi faire face à des flux de djihadistes.

Daesh semble aussi y faire des émules, notamment en Indonésie, où les violences contre les chiites se multiplient. Les autorités de Jakarta craignent déjà les consé­quences du retour des combattants indonésiens partis faire le coup de feu en Syrie. Si les chiffres officiels font état de 150 combattants, leur nombre serait en réalité beaucoup plus élevé.

Un retour qui inquiète aussi l’Australie, où les attentats de Bali sont encore dans les mémoires. Une question qui sera sans doute au cœur de la visite de François Hollande à Canberra en novembre 2014, la première d’un président français. L’Australie, membre des «Five Eyes», souhaiterait, grâce à davantage d’échanges de renseignement avec la France, pouvoir recouper les informations fournies par les Etats-Unis.

La volonté de protéger au maximum les forces déployées à l’étranger et le rapprochement, rassurant pour les Australiens, entre la France et les Etats-Unis en matière de renseignement ont convaincu les Australiens de travailler plus étroitement avec Paris. Canberra a par ailleurs récemment rétabli sa coopé­ration de défense et de renseignement avec l’Indonésie.

Autre zone surveillée par les Australiens : la Papouasie Nouvelle-Guinée, haut lieu de blanchiment pour les Syro-libanais proches des mouvements terroristes, notam­ment dans les secteurs agro-forestiers et de la sécurité privée. Une enquête est actuellement en cours à Port Moresby.

Autre source possible de financement pour Daesh et ses affiliés, très difficile à contrôler, les prêts sur parole, courants dans la finance islamique et dont Kuala Lumpur serait une plaque tournante. La Malaisie est également touchée par les évènements de Syrie et d’Irak : fin août 2014, plusieurs islamistes désireux de recréer un «Califat sud-asiatique» et prêts à commettre une série d’attentats en Malaisie ont été arrêtés à Kuala Lumpur. Certains sont déjà en Syrie, où ils ont constitué une unité malayo-indonésienne baptisée «Unité de l’archipel Malay». Dans ces flux de volontaires djihadistes, la Malaisie et la Thaïlande feraient office de points de passage vers la Turquie, notamment pour les musulmans chinois ouïghours et de la communauté Hui.

Face à cette situation, New Delhi et Pékin pourraient profiter de la demande croissante de ces pays en matière de cybersécurité en proposant leur aide, notamment à l’Indonésie, la deuxième communauté Facebook et la quatrième communauté Twitter du Monde, où le réseau social What’s Up, très utilisé dans le monde musulman, serait particulièrement surveillé.

Source : TTU On Line


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *