Anthony Draoui a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de la jeune joggeuse Marie-Jeanne Meyer.

Anthony Draoui a été condamné vendredi 3 octobre 2014 par les assises de l'Ardèche à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de la jeune joggeuse Marie-Jeanne Meyer, dont le corps avait été retrouvé brûlé en 2011. 

La peine, assortie d'une période de sûreté des deux tiers, est conforme aux réquisitions de l'avocat général qui a souligné le «risque très élevé de récidive» chez l'accusé âgé de 22 ans et sujet à des «troubles très graves de la personnalité».

«On est en face d'un véritable massacre. Vous n'assumez pas l'horreur de votre geste. Vous évitez la sauvagerie dans vos aveux. Ce qui fait horreur, c'est la sauvagerie pour faire disparaître le corps», a dit Dominique Sénéchal dans son réquisitoire. L'avocat avait également demandé «qu'à la fin de la totalité de la peine» de l'accusé, «il y ait un réexamen de la situation pour une nouvelle peine de sûreté». «Nous n'avons pas le droit à l'erreur ! Si un jour il s'en prend à une autre nous serons inexcusables», avait averti le magistrat.

Jeudi, au troisième jour du procès, Anthony Draoui avait raconté sans émotion comment il avait tué Marie-Jeanne Meyer, en juin 2011, avant de brûler son corps dans une fosse. D'une voix monocorde, le marginal, arrêté fortuitement en Espagne près d'un an après les faits, a détaillé à contrecœur ce 18 juin 2011, où il a rencontré la victime qui admirait un point de vue sur les hauteurs de Tournon, à une heure de marche du campement de fortune où il vivait depuis deux mois.

Sous sa tente, il avait tenté de l'embrasser, mais elle l'avait repoussé. Il l'avait alors frappée au visage, avant de lui asséner trois coups de couteau dans le ventre. Il avait ensuite traîné son corps dans une fosse et mis le feu à ses vêtements, alimentant les flammes plusieurs heures durant avec du désherbant. Puis il avait jeté des pierres sur le cadavre et dissimulé la fosse avec des branchages.

«Marie-Jeanne n'avait pas d'autre solution que de le suivre comme une brebis qui va à l'abattoir», avait estimé l'avocat général.  

Source: AFP et Le Parisien

NDLR FNCV : Entendu sur RTL - Selon l'avocat de la défense, la Cour d'Assises, en infligeant une peine de 30 ans, a été inhumaine avec Monsieur Draoui.

Faisons le calcul : grâce à une libération anticipée aux deux tiers de sa peine, mesure légale, le monstre aux tendances récidivistes avérées, incarcéré à l'âge de 22 ans, sera libre à 42 ans, et pourra à nouveau violer et tuer. Telles sont nos lois, telle est notre justice...


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