Dix soldats tchadiens de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont été tués par des mines artisanales posées par des jihadistes dans la région d’Aguelhoc (Nord-Mali). Et cela a suscité la colère de N’Djamena, qui a laissé entendre un possible désengagement de ses 800 militaires, estimant qu’ils étaient les plus exposés.

Mais, visiblement, il n’y a pas que les secteurs de Kidal ou Aguelhoc qui sont concernés par le regain d’activité des groupes jihadistes dans le nord du Mali. Et cette résurgence de ces mouvements qui avaient été chassés par l’opération Serval, en janvier 2013, préoccupe les responsables des Nations unies et le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Ainsi, ce 3 octobre, un convoi de casques bleus nigériens est tombé dans une embuscade tendue par des hommes lourdement armés entre les villes de Menaka et Ansongo, à 300 de Gao, ancien fief du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui fait désormais cause commune avec le groupe de Mokhtar Belmokhtar, au sein de l’organisation al-Mourabitoune.

« Ce matin (3/10), un convoi des Casques bleus de la Minusma du contingent nigérien a été la cible d’une attaque directe alors qu’il se déplaçait vers Indelimane, sur l’axe Ménaka-Ansongo », a ainsi indiqué la MINUSMA. «Un bilan provisoire fait état de 9 morts. Il s’agit à ce jour de l’attaque la plus meurtrière perpétrée contre la Mission de l’ONU au Mali», a-t-elle ajouté.

« D’importants moyens aériens ont immédiatement été déployés dans le but de sécuriser la zone et porter assistance aux soldats de la paix », a encore précisé la mission de l’ONU.

D’après un officier nigérien qui s’est confié à l’AFP, il s’agirait d’une « embuscade tendue par les islamistes du Mujao ». « Les Arabes du Mujao ont formé une alliance avec des milices peules de la région de Gao pour faire le coup », a-t-il aussi affirmé, en précisant que l’attaque avait fait aussi des blessés dans les rangs des casques bleus.

Un responsable militaire malien a quant à lui indiqué qu’il y avait eu des menaces avant cette embuscade. « Les terroristes avaient menacé de commettre des attaques, des attentats à l’approche de la Tabaski, fête musulmane de l’Aïd el-Kébir qui sera célébrée samedi ou dimanche au Mali, ils viennent de passer à l’acte », a-t-il dit.

Depuis le lancement de la MINUSMA, en juillet 2013, au moins 29 casques bleus ont perdu la vie au Mali lors d’attaques terroristes.  

Source : Zone Militaire

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