Pour l'Otan, rapide c'était encore trop lent !

Il s'agit de la Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), car pour l'Otan, «rapide» c'était encore trop lent.

En 2002, l'Alliance atlantique s'était dotée d'une Nato Response Force (NRF) afin de pouvoir répondre dans l'urgence aux crises internationales. Dans une urgence toute relative, car le déploiement des premiers éléments prend quand même entre 5 et 30 jours : trop long face à l'accélération du tempo des crises.

D'ailleurs, en douze ans, cette NRF – dont les moyens non-permanents sont fournis par les Etats membres à tour de rôle – n'a jamais été utilisée, sauf pour deux catastrophes humanitaires, l'ouragan Katrina en Louisiane et un tremblement de terre au Pakistan.

Les événements d'Ukraine et la crainte qu'ils suscitent en Europe de l'Est obligent les Alliés à se doter d'un nouvel outil militaire plus réactif dont la création sera annoncée lors du prochain sommet de l'Otan. Ne craignant pas les acronymes les plus baroques, l'Alliance va donc se doter d'une Very High Readiness Joint Task Force (V-JTF), une force opérationnelle interarmées à haut niveau d'alerte. 

En clair, une force capable de réagir «en quelques jours» (deux ou trois) et qui serait la pointe avancée de la NRF.. Selon les plans en discussion, les moyens engagés pourraient aller «jusqu'au niveau d'une brigade», soit de 3000 à 5000 hommes.

Source : Jean Dominique Merchet - Secret Defense


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