La réplique de l'Hermione, frégate de La Fayette, quitte le port de Rochefort (Charente-Maritime), dimanche 7 septembre 2014.

C'est le grand jour pour la réplique de l'Hermione, frégate sur laquelle La Fayette rallia les insurgés américains en 1780. Au terme d'un chantier titanesque de dix-sept années, le trois-mâts s'est élancé pour la première fois, dimanche 7 septembre autour de 16 heures, pour mouiller en fin de journée dans les eaux de l'Atlantique, salué par des dizaines de milliers de spectateurs.

Sorti dans la nuit de sa cale de construction pour rejoindre le port de commerce de Rochefort (Charente-Maritime), le navire a pris la direction de l'île d'Aix, au large des côtes du département. Pour cette première navigation, il était paré de ses gréements, mais sans la totalité de ses voiles ni de sa mâture, en partie démontée pour pouvoir passer sous le viaduc de la Charente.

Avant qu'elle ne baigne dans les eaux de l'océan Atlantique, des dizaines de milliers de spectateurs massés sur les rives saluaient L'Hermione lors de sa descente au moteur de la Charente, accompagnée de 120 bateaux, dont une cinquantaine de vieux gréements. A son passage devant l'arsenal de Rochefort où elle a été construite, un coup de canon a été tiré et les matelots massés sur le pont lançaient des « hourras » sous les applaudissements d'une foule compacte.

Des dizaines de milliers de spectateurs massés sur les rives ont salué le trois-mâts lors de sa descente au moteur de la Charente. Ce n'est pas encore le grand départ pour les Etats-Unis, prévu en avril 2015, sur les traces de Gilbert du Motier (1757-1834), marquis de La Fayette, qui avait traversé l'Atlantique en 38 jours. Avant cela, plusieurs semaines d'entraînement seront nécessaires au large de l'île d'Aix. Mais la sortie du trois-mâts au large de la Vendée est un premier aboutissement pour ce défi lancé en 1997 par quelques passionnés : reconstruire l'Hermione à l'identique, en faisant revivre l'arsenal et les métiers de l'époque.

« On nous a souvent dit que ça ne marcherait pas. Mais on a toujours dit qu'on allait traverser l'Atlantique et on va le faire », s'est enthousiasmé Benedict Donnelly, président de l'Association Hermione-Lafayette, qui compte aujourd'hui 8 000 adhérents.

Il a rappelé « l'importance du public », dont les quatre millions de visiteurs venus découvrir le chantier l'ont en partie financé aux côtés des collectivités locales. Le budget global s'établit à 25 millions d'euros.

En dix-sept ans, la construction du navire – 65 mètres de long, 47 mètres de haut et 1 200 tonnes au total – a mobilisé des artisans de plusieurs pays, ainsi que des dizaines de bénévoles. Les plans du navire ayant disparu, il a fallu rechercher ceux du « navire-jumeau » de l'Hermione et travailler sur la base des rares peintures de la frégate, coulée en 1793.

Pour Yann Cariou, ex-officier de marine de 57 ans, qui prendra le commandement de la frégate pour la traversée jusqu'à Boston aux Etats-Unis, la première sortie sera surtout «l'occasion de voir comment réagit le navire et d'apprécier ses qualités manœuvrières».

Source : Le Monde.fr et AFP


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *