Le 8 août 2014, deux avions F/A-18 américains ont bombardé une position jihadiste près d’Erbil.

Pour la première fois depuis le retrait de leurs troupes, en décembre 2011, les États-Unis sont à nouveau intervenu militairement en Irak en bombardant une position tenue par les jihadistes de l’État islamique, dont les gains territoriaux dans le nord du pays ont provoqué l’exode de 200.000 personnes appartenant aux communautés chrétiennes et yazidis.

Ainsi, à 13h45, heure locale, « deux chasseurs F/A-18 ont largué des bombes à guidage laser de 500 livres (250 kg) sur une pièce d’artillerie mobile près d’Erbil », a indiqué le contre-amiral John Kirby, le porte-parole du Pentagone, par voie de communiqué. « Les rebelles islamistes utilisaient l’artillerie pour bombarder les forces kurdes qui défendent Erbil, où se trouve du personnel américain », a-t-il précisé.

« La décision de la frappe a été prise par le chef de l’US Centcom, en vertu de l’autorisation accordée » par le président Obama, a souligné le contre-amiral Kirby. Quelques heures plus tôt, le locataire de la Maison Blanche avait en effet donné son feu vert à de telles missions, afin d’éviter un « génocide » dans le nord de l’Irak.

Lors de son intervention, le président Obama avait précisé avoir demandé au Pentagone de préparer des « frappes ciblées » contre les jihadistes de l’EI. « Ces derniers jours, ces terroristes ont continué à se déplacer à travers l’Irak et ont approché la ville d’Erbil où nous avons un consulat et où des militaires américains conseillent les forces irakiennes », avait-il expliqué. « Nous avons l’intention de rester vigilants et de prendre les mesures nécessaires si ces forces terroristes menacent notre personnel et nos installations partout en Irak, y compris notre consulat à Erbil et notre ambassade à Bagdad », avait-il prévenu.

Les États-Unis disposent, dans la région, du porte-avions USS George HW Bush, avec à son bord des unités du Carrier Air Wing Eight (VFA-213, VFA-87, VFA-31, VFA-15 et VAQ-134), dotées d’avions F/A-18 et, pour la dernière, d’EA-6B Prowler).

Par ailleurs, le barrage situé à 50 km de Mossoul et qui était jusqu’à présent contrôlé par les Peshmergas, les combattants kurdes, serait désormais aux mains des jihadistes.

Ces derniers jours, ce dernier faisait l’objet d’une grande confusion. En tout cas, cette information a été confirmée par Holgard Hekmat, porte-parole des forces kurdes, et Bachar Kiki, le chef du conseil provincial de Ninive (nord), dont Mossou est la capitale.

Or, l’on sait que les jihadistes utilisent les barrages qu’ils contrôlent pour inonder les zones environnantes, comme ils l’ont fait dans à Falloujah en avril. Cependant, il paraît peu probable qu’ils en fassent de même à Mossoul, étant donné qu’ils sont dans la logique de construire un État (un califat, pour être précis). Toutefois, l’ouvrage en question, d’une importance capitale pour l’irrigation et la production d’électricité, est en mauvais état et risque de s’effondrer….

Enfin, en Syrie cette fois, les jihadistes de l’EI ont pris le contrôle d’une importante base de l’armée syrienne, à Raqa, dans le nord du pays. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ils s’apprêteraient à attaquer à l’aéroport militaire de Tabqa, le dernier bastion du régime de Bachar el-Assad dans la région.

L’assaut contre la Brigade 93 de Raqa a débuté le 6 août, avec un triple attentat-suicide. L’OSDH rapporte que des soldats syriens ont été exécutés sommairement, comme lors de la prise de la Division 17, une autre base du secteur, en juillet dernier.

Source : Zone Militaire

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