Un brigadier de police de 34 ans, membre de la brigade des stups, est soupçonné du vol spectaculaire de 52 kilos de cocaïne dans la salle des scellés des locaux de la PJ.

Il était bien noté, mais son train de vie avait de quoi étonner ses collègues. Le gardien de la paix interpellé le samedi 2 août 2014 au matin par les enquêteurs de la police des polices, aidés par des hommes du  RAID et des éléments de la BRI, est le principal suspect du vol de plus de 52 kg de cocaïne au 36 Quai des Orfèvres. Il a été suspendu de ses fonctions à titre conservatoire par le ministère de l'Intérieur.

"Si l'enquête devait confirmer son implication, et dès que j'aurai connaissance des conclusions de cette enquête, je prendrais toutes les sanctions et autres dispositions nécessaires", a expliqué Bernard Cazeneuve devant la presse. Le ministre de l'Intérieur a souhaité "que les investigations en cours fassent toute la lumière sur ces actes intolérables afin de savoir comment ils ont été perpétrés et, s'il y a eu des complicités".

Un butin de 2 millions d'euros

Selon nos informations, le policier aurait agi seul. En revanche, on ne savait pas à l'heure de son arrestation s'il avait commencé à écouler les 52,6 kg de cocaïne qu'il a dérobés dans la salle des scellés du siège de la PJ à Paris. D'une valeur estimée à quelque 2 millions d'euros, la drogue n'a pas été retrouvée lors de l'arrestation. Des perquisitions sont en cours dans la région de Perpignan, mais également à son domicile parisien, selon des sources policières.

En poste à la brigade des stupéfiants, le gardien de la paix de 34 ans était, selon des témoins, très décontracté ces derniers jours. De son lieu de vacances, il passait régulièrement des appels à ses collègues des stups : "Alors, vous en êtes où dans l'enquête ?" interrogeait-il. Sa personnalité ainsi que son patrimoine intriguent les enquêteurs de l'IGPN. Il posséderait, en effet, sept appartements à Perpignan. Féru de raids aventure, il avait pour devise : "Jusqu'au bout, on donne tout."

Son interpellation s'est déroulée sans encombre. L'IGPN, après avoir frappé aux portes des différents appartements que le suspect possède à Perpignan, a réussi à l'arrêter à la sortie d'un centre commercial où il faisait ses courses avec sa femme. Les soupçons se sont portés sur lui après l'exploitation de la vidéosurveillance des entrées et sorties du 36 Quai des Orfèvres. Il aurait été reconnu par ses supérieurs qui ont visionné les bandes. Une fonctionnaire de police de la sécurité publique qui était en faction au poste de garde a livré aux boeufs-carottes un témoignage déterminant. Selon ses déclarations, elle aurait remarqué le comportement suspect d'un policier. Ce dernier serait entré dans le service deux sacs vides à la main et en serait ressorti avec les mêmes sacs remplis.

Pour accéder à la salle des scellés, il aurait utilisé un double des clés, dont les originaux sont pourtant détenus par le patron des stups et le chef d'état-major. D'autres clés seraient en circulation au sein du service. Cent grammes de cocaïne avaient déjà disparu en avril 2014 lors d'une saisie. L'affaire était restée cantonnée à la PJ.

Les enquêteurs de l'IGPN se sont rendus à Perpignan avec un avion affrété par la Direction centrale de la police aux frontières. Le gardien de la paix interpellé doit être ramené à Paris dans cet avion privé.

Source : Le Point.fr


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