Le 13 juillet 2014, des militants pro-palestiniens ont cru pouvoir faire la chasse aux Juifs dans les rues de Paris en toute impunité. Ces "islamo-fascistes" ou "nazislamistes" ont même tenté de prendre d'assaut deux synagogues et de semer la terreur dans le quartier du Marais, au cœur du quartier historique juif de la capitale.

Le tout, aux cris de :

"Mort aux Juifs !- Hitler avait raison- On va vous cramer- Sales blancs !- Hamas Résistance !- Jihad ! Jihad ! Jihad !- La Palestine doit finir le boulot" (sous-entendu commencé par Hitler).

Vieux démons et clichés antisémites

Il est vrai que depuis des années, un certain nombre de militants de la haine, du négationnisme, de la concurrence victimaire et des mémoires comme Alain Soral et Dieudonné M'Bala M'Bala recyclent notamment sur le net et les réseaux sociaux, les vieux démons et clichés antisémites, eux aussi, en toute impunité.

Il est tout aussi vrai que depuis des années, des apprentis sorciers, militants obnubilés par le combat anti-sioniste qui les fait flirter avec un antisémitisme pernicieux ou des pseudo-experts qui, en faisant d'Israël le centre de la planète et en accusant l'État Juif de tous les maux du monde, ont contribué à antagoniser communautés juive et musulmane  en France.

Le 12 juillet 2014, après le jet d'un cocktail Molotov contre la synagogue d'Aulnay-sous-Bois, il s'est même trouvé un responsable d'Europe Écologie-les Verts (EELV), délégué auprès du Parti vert européen, un certain Pierre Minnaert pour oser tweeter :

"Quand les synagogues se comportent comme des ambassades il n'est pas étonnant qu'elles subissent les mêmes attaques qu'une ambassade."

Les médias minimisent

Dans ce contexte, ce qui s'est passé le 13 juillet 2014 aux abords de deux synagogues parisiennes, ce véritable début de pogrom parisien provoque un vrai choc, un traumatisme pour les Juifs de France, y compris chez ceux qui sont des militants infatigables de la paix, de la coexistence entre deux États et de la fraternité, de l'amitié entre communautés juive et musulmane en France.

Qu'aurait-on dit si de tels actes avaient été perpétrés par des militants d'extrême-droite ?

Nos grandes consciences, nos beaux esprits, nos grands intellectuels auraient tous en choeur dénoncé le réveil de la bête immonde. Un consensus politique droite-gauche aurait condamné avec force le retour de l'antisémitisme. L'évènement aurait fait l'ouverture des 20 heures, la "une" des quotidiens du 14 juillet. Il aurait suscité des débats innombrables sur les chaînes d'info en continu, agité le net et les réseaux sociaux.

Pourtant le communiqué du Premier ministre Manuel Valls, qui dès dimanche soir a condamné avec "la plus grande fermeté" ces "actes inadmissibles" et la déclaration du président François Hollande qui s'est élevé le 14 juillet contre de possibles "conséquences en France du conflit israélo-palestinien" n'ont pas vraiment réveillé les esprits.

On a préféré minimiser, notamment dans les médias, cette attaque de deux synagogues parisiennes, en parlant "d'échauffourées", de heurts entre "militants pro-palestiniens et militants de la LDJ" à l'issue d'une "manifestation pacifique". De drôles de "pacifistes" mettant des femmes voilées en avant et défilant en arborant des drapeaux du Hamas ou du Hezbollah, des banderoles appelant au Jihad. Le tout aux cris de slogans antisémites.

Il faut éradiquer le fascislamisme

On oublie peut-être un peu vite que depuis plus de 30 ans, l'importation et l'instrumentalisation du conflit israélo-palestinien en France ont conduit aux pires dérives et ont même tué. Que ce soit devant la synagogue de la rue Copernic, rue des Rosiers, à l'école Ozar Hatorah de Toulouse ou encore au musée juif de Bruxelles. Elles ont conduit aussi au martyre d'Ilan Halimi.

L'expression yiddish "Wie Gott in Frankreich leben" ("Vivre heureux comme Dieu en France", comprendre comme un Juif en France) a bercé la jeunesse de tous ces Juifs d'Europe de l'Est qui comme mon grand-père, Majloch Lancner, avaient choisi la France au début du XXe siècle pour fuir les pogroms de Pologne ou de Russie.

Et pourtant, lui comme 75.721 Juifs de France attachés aux valeurs de la République, de leur République, furent ensuite déportés, massacrés, gazés. Les valeurs de leur France s'étaient consumées dans l'idéologie de haine portée par le régime de Vichy.

72 ans quasiment jour pour jour après la rafle du Vel' d'Hiv' du 16 juillet 1942, cette même idéologie est portée par les "islamo-fascistes", les "nazislamistes".       

Il est désormais du devoir de tous, pouvoirs publics, société civile, intellectuels, responsables politiques et religieux de s'unir, de constituer une union sacrée pour condamner et éradiquer ce nouveau mal français : le "fascislamisme". 

Source: Le Nouvel Observateur


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