Depuis plusieurs jours, l'ONU et les ONG s'inquiètent des informations faisant état d'exécutions sommaires et extrajudiciaires en Irak où les jihadistes progressaient vendredi sur trois axes vers Bagdad.

Vendredi 13 juin 2014, des tweets qui avaient été attribués à l'EIIL revendiquaient le meurtre de 1 700 soldats chiites par les jihadistes, une affirmation qui n'avait pas pu être vérifiée de manière indépendante. Dimanche, Washington a condamné ces massacres commis à Tikrit. « La revendication des djihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), qui affirment avoir massacré 1 700 chiites membres des forces de l'armée de l'air irakienne est horrible et traduit la soif de sang de ces terroristes », a fustigé dans un communiqué la porte-parole du département d'Etat américain Jen Psaki.

INQUIÉTUDE DE L'ONU

« La haut-commissaire [de l'ONU aux droits de l'homme] Navi Pillay exprime sa vive inquiétude face à la détérioration dramatique de la situation en Irak » d'où proviennent «des informations sur des exécutions sommaires et extrajudiciaires et le déplacement massif d'un demi-million supplémentaire de personnes au moment où des (insurgés) ont pris une succession de villes importantes cette semaine », a déclaré Rupert Colville à la presse. L'ONU a reçu des informations selon lesquelles des « soldats irakiens ont été sommairement exécutés durant la prise de Mossoul, ainsi que 17 civils travaillant pour la police dans une rue de la ville le 11 juin », a indiqué M. Colville.

« Human Rights Watch n'a pas été en mesure d'enquêter sur les actions de l'EIIL dans les zones dont ce groupe armé s'est emparé depuis le 10 juin, mais les médias ont rapporté que l'EIIL a enlevé le consul turc et 24 membres du personnel consulaire à Mossoul, ainsi que le gouverneur de Salah Al-Din, et tué 15 soldats à Kirkouk », rapporte l'ONG sur son site.

BILAN DIFFICILE À ÉTABLIR

Mme Pillay a aussi lancé un avertissement aux forces prenant part au conflit pour qu'elles respectent le droit international et qu'elles traitent « humainement » les combattants qui ont déposé les armes. En outre, a indiqué Mme Pillay, « les meurtres de toute sorte, les mutilations, les traitements cruels et la torture sont des crimes de guerre ».

Le porte-parole de Mme Pillay a encore indiqué ne pas avoir de bilan exact du nombre de victimes en Irak. Mais, selon les dernières estimations, il y aurait eu des centaines de morts et près d'un millier de blessés. Selon M. Colville, un employé de justice et 12 personnes supposées avoir travaillé pour les forces de sécurité irakiennes ont également été exécutés à Dawasa, dans les environs de Mossoul.

Le porte-parole a aussi cité le suicide de quatre femmes qui ont été soit violées, soit soumises à des tentatives de mariage forcé à des membres de l'EIIL (Etat islamique en Irak et au Levant), ainsi que le kidnapping de 16 Géorgiens travaillant pour une société de télécommunications irakienne à Mossoul.

M. Colville a aussi indiqué que des miliciens de l'EIIL avaient libéré et armé des prisonniers, qui seraient à présent en train de rechercher ceux qu'ils estiment responsables de leur incarcération pour se venger. D'anciens prisonniers se seraient rendus à Tikrit et auraient tué sept anciens policiers « qui avaient travaillé dans la prison », a ajouté le porte-parole. « Il y a aussi des informations selon lesquelles les check-points de l'EIIL ciblent spécifiquement les anciens soldats et la police, notamment ceux originaires d'une tribu particulière, la tribu des Jarobi, qui passe pour être proche du gouvernement », a-t-il encore indiqué.

Source : Le Monde.fr

Source : Zone Militaire

Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires


CGU : Avant de poster un commentaire, vous reconnaissez avoir lu et accepté nos Conditions Générales d'Utilisation.

* * *