Alain Finkielkraut élu à l'Académie française en dépit de la polémique

L'écrivain, philosophe et essayiste controversé Alain Finkielkraut a été élu jeudi 10 avril 2014 à l'Académie française. Âgé de 64 ans, Alain Finkielkraut a été élu au premier tour par 16 voix sur 28.

Alain Finkielkraut s'installera dans le fauteuil 21, laissé vacant depuis 2012 avec le décès de l'écrivain Félicien Marceau. Un fauteuil disputé puisqu'on retrouvait pas moins ce cinq candidats face à l'auteur de "La Défaite de la pensée" et de "L'identité malheureuse": Gérard de Cortanze, Renaudot 2002 pour "Assam", Alexis Antois, Yves-Denis Delaporte, Robert Spitzhacke ainsi qu'Athanase Vantchev de Thracy.

Pourfendeur du "politiquement correct" et très critique face à la modernité, le progrès ou encore l'immigration, ce polémiste parfois qualifié de réactionnaire avait des soutiens de poids mais aussi des adversaires déterminés à l'Académie française, certains n'hésitant pas l'assimiler au Front national. En octobre 2013, on se souvient qu'il s'était fait remarquer en perdant brusquement ses nerfs sur le plateau de Ce soir ou jamais sur France 2:

Dans l'émission Des paroles et des actes, Alain Finkielkraut s'était également opposé en mars 2013 au nouveau Premier ministre Manuel Valls, alors à l'Intérieur:

Certaines de ses interventions sont restées dans les mémoires, déclenchant l'indignation de certains. Dans une interview parue en 2005 dans le quotidien israélien Haaretz, il s'en était pris aux jeunes de banlieue et à l'équipe de France de football, qu'il avait accusé d'être devenue "la risée de l'Europe" au motif qu'elle était "black black black" et non plus "black blanc beur".

A l'issue de son élection, Alain Finkielkraut a voulu se montrer modeste. "Des académiciens amicaux m'ont sollicité, a-t-il expliqué au Point, ajoutant qu'il s'était "présenté incertain et tremblant. Je leur suis reconnaissant ainsi qu'à toute la compagnie. Je suis fier et heureux d'être membre de cette institution anachronique". Interrogé sur les tâches prioritaires auxquelles il allait s'atteler, il a exprimé son attachement à "la langue soutenue par la littérature", se disant inquiet face à 'l'effondrement syntaxique et l'appauvrissement du vocabulaire jusque dans les élites". 

source : Huffington Post


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