L'aviation militaire indonésienne a mis à disposition des appareils et des soldats pour rechercher le Boeing de la Malaysian Airlines au dessus du détroit de Malacca. 

Cinq jours après la disparition du Boeing de la compagnie Malaysia Airlines, un flot d'informations confuses et contradictoires parviennent de Malaisie, où l'armée a démenti avoir détecté le vol MH370 au-dessus du détroit de Malacca avant qu'il ne disparaisse. Les recherches de l'avion se poursuivent ce mercredi 12 mars 2014, déplacées vers l'ouest, loin du parcours prévu par le vol MH370.

L'armée malaisienne dément avoir détecté l'avion dans le détroit de Malacca

Le général Rodzali Daud, chef de l'armée de l'air malaisienne, a démenti les informations d'un média qui affirmait la veille, en le citant, qu'un radar avait détecté l'appareil au-dessus du détroit de Malacca entre la côte ouest de la péninsule malaisienne et l'île indonésienne de Sumatra, avant que le Boeing ne disparaisse.

L'armée «n'a pas exclu la possibilité d'un demi-tour en vol», affirme néanmoins le général après son démenti. «C'est ce qui explique que les opérations de recherche et de sauvetage aient été étendues» aux eaux côtières à l'ouest de la péninsule malaisienne, a-t-il ajouté. L'armée de l'air malaisienne n'a toutefois pas présenté publiquement les analyses radars qu'elle invoque pour soutenir l'hypothèse d'un demi-tour impromptu de l'appareil.

Pour sa part, le Vietnam suspend temporairement ses recherches aériennes

L'hypothèse d'un changement brutal de cap et la confusion autour de l'endroit supposé ou possible de la disparition de l'appareil ont convaincu le Vietnam de suspendre «temporairement» ses recherches aériennes et de réduire ses recherches navales en mer de Chine méridionale. «Le jour où nous avons perdu le contact avec le vol, nous avons informé la Malaisie que nous avions remarqué que l'avion avait fait demi-tour vers l'ouest», a déclaré le vice-ministre vietnamien des Transports Pham Quy Tieu. «Nous avons demandé [des précisions] aux autorités malaisiennes deux fois, mais elles ne nous ont pas encore répondu», a-t-il affirmé.

Le chef de l'armée de l'air malaisienne a estimé qu'il serait «inopportun de tirer des conclusions formelles sur la trajectoire de l'avion sans un haut degré de certitude et de vérification».

Les zones de recherches à nouveau élargies mercredi 12 mars

Les opérations de recherche engagées par une dizaine de pays, dont les États-Unis et la Chine, ont été élargies à la mer d'Andaman, très loin de la trajectoire qu'était censé emprunter le Boeing 777 assurant la liaison Kuala Lumpur-Pékin. La mer d'Andaman est bordée au sud par la pointe nord de l'île indonésienne de Sumatra, à l'est et au nord par la Thaïlande et la Birmanie.

Alors qu'elles se déroulaient dans un rayon de près de 200 km autour du lieu où le contrôle aérien a perdu le contact avec l'appareil, les recherches s'effectuent désormais à des centaines de kilomètres de là, dans une direction ouest. «Nous ne laissons rien au hasard. Nous devons explorer toutes les possibilités», a justifié le chef de l'aviation civile malaisienne, Azharuddin Abdul Rahman.

La piste terroriste écartée par Interpol mais pas par la CIA

Interpol a émis des doutes sur la piste d'un attentat terroriste pour expliquer la disparition du Boeing 777. «Plus nous recevons d'informations, plus nous sommes enclins à conclure que ce n'est pas un incident terroriste», a dit mardi le secrétaire général de l'organisation de coopération policière, Ronald K. Noble.

Selon lui, deux détenteurs de passeports iraniens utilisés pour un vol entre Doha et Kuala Lumpur ont ensuite utilisé des passeports volés à des ressortissants italien et autrichien pour le vol Kuala Lumpur-Pékin. Il s'agit d'immigration clandestine et non d'une affaire de terrorisme, abonde le patron d'Interpol.

En revanche, pour le directeur de la CIA, John Brennan, l'hypothèse d'un lien avec une organisation terroriste ne peut pas être écartée, même s'il n'y a eu aucune revendication. «Nous étudions cela avec beaucoup de soin», a-t-il dit. «Il s'agit encore clairement d'une énigme».

La France ouvre une enquête

Une enquête préliminaire pour homicide involontaire est ouverte par le parquet de Paris. Parmi les 239 personnes à bord, quatre étaient françaises: une mère de famille et deux de ses enfants, ainsi qu'une troisième adolescente de nationalité franco-chinoise qui les accompagnait. Les trois mineurs étudiaient au lycée français de Pékin.

Source : Le Figaro.fr

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