Au cours de la soirée du 27 novembre 2013, la brigade territoriale de Sainte-Rose reçoit un appel téléphonique signalant des coups de feu dans le secteur de Viard, situé dans cette localité guadeloupéenne. Deux gendarmes sont alors envoyés sur place. Seulement, les militaires caillassés dès leur arrivée sur les lieux, sont contraints de se replier.

Par la suite, la même brigade reçoit à nouveau un appel identique au premier, à la différence qu’il y était question d’une victime. Encore une fois, une patrouille de gendarmes, plus étoffée que la précédente, est envoyée dans le secteur.

Là, ils ne seront pas accueillis par des jets de cailloux mais par des coups de feu. Les trois militaires sont touchés aux jambes, dont un plus sérieusement au dos. Fort heureusement, leurs jours ne seraient pas en danger.

Par la suite, un important dispositif de sécurité a été mis en place, avec l’appui de l’hélicoptère de la gendarmerie.

Pour le procureur de la République de Pointe-à Pitre, il s’agit ni plus ni moins d’un “guet-apens”. C’est du moins l’hypothèse qu’il privilégie. “L’éclairage public avait été coupé lors de cette intervention”, a-t-il indiqué, en précisant qu”au moins un coup de feu” avait été tiré avec une arme de chasse.

Une enquête “pour tentative d’assassinat” a été confiée à la section de recherche locale de la gendarmerie. Pour Mme le préfet du département, Marcelle Pierrot, c' est un “nouveau palier sur l’échelle de la violence en Guadeloupe”, où 42 meurtres ont été constatés depuis le début de l’année. Et c’est sans compter la forte hausse des braquages.

Cela étant, ce guet-apens ayant visé ces trois gendarmes vient quelques jours après la dispersion d’un barrage tenu par le collectif de défense mobile “la voix des sans voix” (LCDM), une organisation qui exige que tout le monde soit traité comme ceux qu’elle appelle les “cols blancs”…  

Source : Zone Militaire


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