Les commandos parapentistes de montagne discriminés: ils ne touchent pas la solde à l'air !

Les commandos montagne, qui font partie de l'élite de l'armée de terre, estiment être discriminés par rapport aux paras.

Il n'y pas que les gunners-aérocordeurs de l'Alat qui la trouvent un peu aigre: les commandos montagne se demandent aussi pourquoi ils ne touchent pas la solde à l'air (ou un équivalent) alors qu'ils pratiquent le parapente à des fins opérationnelles. Une technique difficile, au moins autant que de passer par la portière d'un Transall pour un saut en automatique.

Ces commandos-montagne (GCM) sont l'équivalent, au sein de la 27ème brigade d'infanterie de montagne, des commandos-parachutistes de la 11ème brigade parachutiste. Ils sont recrutés parmi les meilleurs.

Lointains héritiers des éclaireurs-skieurs, le Groupement Commando Montagne est composé d’environ 200 personnes. Ils remplissent trois type de missions :  renseignement d’origine humaine (traitement de sources humaines et surveillance spécialisée), action commando (capture de cible de haute valeur, saisie de points clefs du terrain) et aide à l’engagement en milieu extrême (mise en place d’équipement de passage en haute montagne afin de faciliter l’engagement des compagnies de combat). Ils ont été très employés en Afghanistan.

Ce sont à la fois des combattants aguerris et des professionnels de la montagne (chef d'équipe, chef de détachement). A ce titre, une partie d'entre eux sont formés au parapente.  Afin de s’infiltrer ou de s’exfiltrer, deux équipes par GCM de chaque unités de la BIM (soit 12 équipes) sont qualifiées « vol opérationnel de jour comme de nuit ». Cette qualification leur permet de décoller avec ou sans skis, avec un sac de plus de 40 kilos... 

Le vol sous PAM de nuit,  est une pratique interdite dans le monde civil et nécessite un engagement certain des équipiers qui décollent alors avec le vent dans le dos (contrairement aux vols de jour), sous Jumelles de visions nocturnes et avec sac et armes. La navigation se fait au GPS et permet de voler par nuit de niveau 5 .

Concernant la solde des équipiers, le GCM ne dispose ni de prime montagne, dont la création avait été promise, ni de solde à l’air ni d’annuités liées au parapente malgré le risque: plusieurs blessés ou décès ont été enregistrés.

Ainsi, un sergent (semi-direct, marié et logeant à l’extérieur, ayant 9 ans de service, possédant le brevet de qualification des troupes de montagne, vol opérationnel) touche 1300 euros par mois. Un adjudant (direct, BSTAT, CDHM, vol opérationnel, marié, logeant à l’extérieur) touche 1960 euros par mois. 

Source : Secret Defense

NDLR FNCV : Il est parfaitement exact que le parapente est plus dangereux que le parachutisme. Les statistiques d'accidents mortels le prouvent. Cette revendication est légitime.
A titre individuel, comme sport ou loisirs, nous vous conseillons vivement d'apprendre le parapente dans une école de parapente agrée, pour voler en toute sécurité... Pas simplement entre copains.


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