Laurence Rossignol, sénatrice PS, victime d'un vol à l'arraché, déplore la passivité des badauds

Victime d'un vol au distributeur automatique de billets, la sénatrice Laurence Rossignol est surtout en colère devant la passivité des badauds, ce jour-là.  

« Le premier problème de l'insécurité, c'est la lâcheté collective. » La sénatrice socialiste de l'Oise, Laurence Rossignol, ne mâche pas ses mots. Le 14 juillet 2013, vers 14 heures, elle retire de l'argent au distributeur automatique d'une banque de la place Saint-Jacques à Compiègne. Un homme lui vole l'argent, elle le poursuit dans la rue.

« La première des protections est collective »
 
« Tout le monde était comme tétanisé, raconte-t-elle. Je demandais de l'aide pour l'arrêter. Une seule personne lui aurait sauté dessus ou simplement fait un croche-patte, en trente secondes, on le maîtrisait. » Au lieu de cela, la sénatrice ne trouve pas d'échos à son appel à l'aide. « Ce n'était pas le Compiègne désert. Il y avait du monde aux restaurants voisins », témoigne-t-elle.

Elle reste en colère contre cette passivité. « La première des protections est collective, c'est la solidarité. Plein de choses ne se passeraient pas si les gens se bougeaient. Il y a un problème d'implication. Est-ce que nous sommes de simples spectateurs et commentateurs du monde dans lequel on vit, et pas des acteurs, des gens qui réagissent ? Quand vous criez "Au secours !", personne ne bouge maintenant. Si j'avais reçu ne serait-ce que l'aide d'une seule personne... »

Ne pas porter assistance à une personne en danger est un fait délictuel, dont les peines maximales vont jusqu'à 5 ans d'emprisonnement et 75 000 € d'amende. 

Source : Courrier Picard

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