"Ils viennent jusque dans nos bras, égorger nos fils, nos compagnes..."

Jérémie, un étudiant de 22 ans se trouvait samedi 10 août 2013 dans un «état grave mais stationnaire» à l’hôpital Nord de Marseille, où il a été admis la veille après avoir été gravement poignardé à la gorge dans une rue du centre, relançant la polémique sur les problèmes de sécurité locale.

Malgré «un épanchement sanguin très important», qui avait causé «beaucoup d’inquiétude», les médecins qualifiaient samedi l’état de santé du jeune homme de «grave mais stationnaire», a affirmé à l’AFP le procureur-adjoint de Marseille, Jean-Jacques Fagni.

NDLR FNCV: Malheureuement, selon les dernières nouvelles reçues du Parquet le 11 août à midi, Jérémie a succombé à l'hémorragie très importante consécutive à son agression.

Vendredi soir, après avoir passé la soirée chez des proches dans le centre-ville, Jérémie, étudiant à l’école de management Euromed, reçoit le coup de fil d’une amie arrivée à la gare Saint-Charles. Il décide alors de s’y rendre pour aller la chercher.

Il n’y arrivera jamais. Sur le chemin, boulevard d’Athènes, une bagarre éclate et le jeune homme est retrouvé vers 23H30, baignant dans son sang, la gorge touchée par une arme blanche.

Originaire des Vosges, Jérémie se trouvait ces jours-ci en vacances chez des amis à Marseille, selon M. Fagni. Sur la page Facebook de la victime, on voyait le jeune homme poser devant le palais Longchamp, l’un des endroits touristiques emblématiques de Marseille.

Son téléphone portable n’a pas été retrouvé sur les lieux de l’agression.

«Toutes les hypothèses sont ouvertes, le vol étant l’une des pistes sérieuses», a affirmé M. Fagni, qui a précisé que l’enquête «n’en était qu’aux prémices», peu d’éléments étant disponibles sur le déroulement précis des fais.

Jérémie a pu dire «quelques mots à des riverains venus lui porter secours et décliner son identité» avant d’être transporté à l’hôpital, a-t-on précisé de source policière. Ces témoins ont été entendus par les enquêteurs, qui devaient également tenter de géolocaliser le téléphone de l’étudiant.

Les caméras de vidéo-surveillance, présentes à cet endroit, n’ont pas enregistré la rixe, mais la fuite de l’agresseur présumé du jeune étudiant est visible. «On en est au début de l’exploitation des images sur les lieux mais aussi en périphérie de la zone de l’agression», a confirmé M. Fagni à l’AFP.

Polémique

Pour le maire (UMP) de Marseille Jean-Claude Gaudin, «cet acte de violence (...) démontre la nécessité absolue pour l’Etat d’augmenter les effectifs et la présence policière dans les rues de la deuxième ville de France».

«Le centre-ville, comme les quartiers placés en Zone de Sécurité Prioritaire, doit faire l’objet de toutes les attentions de la police nationale, notamment en cette période estivale», a-t-il réagi dans un communiqué.

Selon Eugène Caselli, président socialiste de Marseille Provence Métropole (MPM), «cet événement tragique est une preuve supplémentaire que la délinquance meurtrière n’a pas de limite géographique à Marseille».

«Marseille vit une situation exceptionnelle en matière de sécurité. La solution à ce problème ne peut être trouvée que dans la mise en place de mesures exceptionnelles», a-t-il affirmé dans un communiqué.

Un autre candidat aux primaires socialistes à Marseille, le député-maire (PS) du secteur, Patrick Mennucci, qui s’est rendu sur place en début d’après-midi, a quant à lui déploré la «polémique policière lancé par la droite».

«Où sont les équipes de prévention qui dépendent de la municipalité», a-t-il interrogé, ajoutant: «la sécurité, ce n’est pas que des policiers supplémentaires - je vous rappelle que le commissariat central n’est qu’à 50 mètres -, c’est également le rétablissement d’une autorité générale et plus de développement pour la ville».

La conseillère régionale (UDI) et adjointe au maire de Marseille Arlette Fructus a quant à elle de nouveau demandé la mise en zone de sécurité prioritaire (ZSP) de l’ensemble de la ville, comme le maire UMP Jean-Claude Gaudin il y a un an et M. Caselli plus récemment.

L’enquête a été confiée par le parquet à la brigade criminelle de la Sûreté départementale des Bouches-du-Rhône. 

Source : AFP

NDLR FNCV : La FNCV exprime sa sympathie sincère à la famille du  jeune Jérémie, disparu dans ces conditions particulièrement affligeantes.

Nous voici retournés aux jours les plus sombres de notre Histoire. Les " féroces soldats" évoqués par la Marseillaise sont aujourd'hui des voyous sanguinaires vivant sur notre propre sol. Porter un coup de poignard ou de cutter à la gorge d'une personne s'appelle un égorgement et non un coup de couteau banal, si tant est qu'un tel acte puisse l'être.

L'individu qui a commis cet acte est un égorgeur. L'égorgement due cet étudiant n'est pas une rixe mais une tentative d'assassinat pour un motif crapuleux. Voilà les mots qu'il y a lieu d'employer pour rendre compte clairement de cette sauvage agression. Or, les médias à la langue et à la plume de bois évitent tous d'utiliser le mot: "égorgement". Pourquoi ?

S'agit-il d'éviter de "stigmatiser" (mot bien tendance de la langue de bois s'il en est ;-) un groupe ethnique, et si oui, lequel ? La question est posée.

Le Pishtaco est à Marseille !


NDLR FNCV : Sujet sensible qui suscite bien des interrogations et des controverses... Comme pour chaque article sensible ; nous demandons à nos lecteurs de faire preuve de calme et de la plus grande retenue dans leurs commentaires. En vous en remerciant par avance de votre compréhension, pour que notre journal d'infos reste objectif et ouvert à tous. 


Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *