Pour la première fois de son histoire, le Niger a été le théâtre d’un attentat suicide. Ce dernier a été commis le 23 mai 2013 contre le site du groupe nucléaire français Areva à Arlit, là même où 7 de ses employés furent enlevés il y a bientôt 3 ans. Actuellement, 4 d’entre eux (Daniel Larribe, Thierry Dole, Marc Féret et Pierre Legrand) sont toujours aux mains d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

L’attaque a précisément visé la centrale électrique de l’usine de traitement d’uranium, située à 7 km d’Arlit et exploitée par la Somaïr (Société des mines de l’Aïr), une filiale d’Areva. Selon un témoin, un homme ayant revêtu un treillis militaire a conduit un véhicule 4×4 bourré d’explosifs devant le site avant de le mettre à feu. Selon le groupe français, 13 employés, tous de nationalité nigérienne, ont été blessés. Par voie de communiqué, il a annoncé un renforcement de la sécurité de ses emprises dans le pays.

Cet attentat était le second de la journée étant donné que, une demi-heure plus tôt, une attaque a visé le principal camp militaire de la zone nigérienne de défense n°2, à Agadez, à 240 km au sud d’Arlit, avec quasiment le même mode opératoire car, visiblement, un véhicule chargé d’explosifs a, là aussi, été utilisé. Sauf que là, des jihadistes ont lancé un assaut après l’explosion du 4×4. Ces derniers ont finalement été encerclés.

“Les assaillants ont été neutralisés”, a affirmé Mahamadou Karidjo, le ministre nigérien de la Défense. “Ce sont des peaux rouges”, a-t-il précisé, en faisant allusion à des membres de la communauté arabe ou touareg. Cela étant, aucun bilan précis de cette attaque n’a été donné, même si certains sources parlent d’au moins 10 tués dans les rangs des militaires nigériens.

Etant donné que Niamey a envoyé des troupes au Mali dans le cadre de la MISMA, la force africaine déployée dans ce pays par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), les soupçons concernant les auteurs de ces attaques se sont portés naturellement vers les groupes jihadistes chassés du Nord-Mali lors de l’opération française Serval.

Et le fait est. Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), notamment actif dans la région de Gao, au Mali, a revendiqué ces deux attentats. “Grâce à Allah, nous avons effectué deux opérations contre les ennemis de l’islam au Niger”, a ainsi déclaré, selon l’AFP, Abu Walid Sahraoui, le porte parole de ce groupe. “Nous avons attaqué la France et le Niger pour sa coopération avec la France dans la guerre contre la charia”, a-t-il ajouté. 

Source : Zone Militaire

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