Dans quelle catégorie classera-t-on ce qu’il s’est passé dans les locaux de la brigade de gendarmerie de Roussillon (Isère), le 7 mai 2013 au matin ?

Selon le procureur de la République de Vienne, Matthieu Bourrette, l’hypothèse privilégiée est celle d’un acte commis par un “déséquilibré”. Mais voici les faits.

Ainsi, peu avant midi, un individu a fait irruption dans la brigade de gendarmerie en question en criant, selon un témoin présent sur place, “Allah Akbar” (Dieu est grand). Puis il s’en est pris à un gendarme à l’accueil en lui portant plusieurs coups de couteau, dont un au cou.

Ensuite, le même homme a continué à l’intérieur du bâtiment jusqu’à ce qu’il tombe face à face avec un adjudant. Après les sommations d’usage, le sous-officier a fait feu à deux reprises sur l’agresseur, en le visant aux jambes afin de le neutraliser. Ce dernier, blessé, a cherché à se relever en mettant la main à une de ses poches, contraignant le militaire à tirer à nouveau.

Finalement, l’individu sera maîtrisé par le gendarme, assisté par ses collègues. Un adjudant-chef a été également légèrement blessé par un éclat de balle ayant fait ricochet. Soigné dans une clinique toute proche, il a pu regagner la brigade dans la journée. En revanche, le gendarme poignardé a été admis dans un hôpital lyonnais. Son pronostic vital n’est pas engagé.

L’enquête portant sur cette affaire a été confiée à la Section de recherches de Grenoble. Et le parquet antiterroriste ne semble pas s’intéresser au cas de l’agresseur. Ce dernier, âgé de 32 ans, est revenu de la Mecque il y a quelques jours, d’après le Dauphiné. Il sera entendu pour “tentative de meurtre aggravé” dès qu’il se sera remis de ses blessures.

Un artisan, qui était sur les lieux au moment des faits pour déposer une plainte, connaissait de vue l’agresseur. “Il est entré, très calme, dans la brigade. Il s’est approché d’un gendarme qui discutait avec une femme. Puis, d’un coup, il a sorti son couteau. Il hurlait en arabe (…) Je l’ai croisé à plusieurs reprises dans les magasins, à Salaise, en compagnie de son épouse qui porte la burka. C’est un homme qui a le visage fermé, strict”, a-t-il confié au Dauphiné. “Des gendarmes attaqués dans leur brigade, c’est inimaginable. Il aurait pu être porteur d’une ceinture d’explosifs”, a-t-il également déclaré.

Source : Zone Militaire


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