La situation est apparemment calme à Tombouctou, ce 1er avril 2013, après 24 heures de combat entre les forces armées maliennes (FAM) appuyées par les militaires français, et des éléments jihadistes.

Tout a commencé dans la nuit du 30 au 31 mars avec un attentat suicide perpétré par un jihadiste à un point de contrôle tenu par des soldats maliens à l’une des entrées de Tombouctou. Profitant de cette diversion, plusieurs hommes armes se sont infiltrés dans la ville.

Des officiers maliens ont expliqué que les terroristes ont cherché à ouvrir “deux fronts” dans le centre-ville, l’un vers la résidence temporaire du gouverneur de la région de Tombouctou, l’autre, vers une caserne occupée par l’armée malienne.

Afin de déloger les jihadistes infiltrés, une section d’infanterie ainsi qu’un peloton appartenant à l’Escadron d’aide à l’engagement (EAE) du 1er Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) ont été déployés en appui des soldats maliens. Deux Mirage 2000D, relevés ensuite par deux Rafale, ont été envoyés dans le secteur. Toutefois, aucune frappe aérienne n’a été effectuée.

Au total, ces combats ont fait 7 tués, dont un soldat malien, un civil nigérian pris en otage et 5 jihadistes. A priori, d’autres éléments terroristes ont réussi à s’exfiltrer de la ville. Un marsouin a été blessé au cours de ces affrontements. Evacué par hélicoptère vers l’hopital militaire de Gao, ses jours ne sont pas en danger, selon l’Etat-major des armées (EMA).

Cette attaque jihadiste est la seconde à viser Tombouctou en 10 jours. La première, lancée le 21 mars, avait été revendiquée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Source : Zone Militaire


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