Les évènements se sont accélérés au cours de ces dernières heures en Centrafrique. La coalition “Séléka”, comme elle l’avait annoncé, a investi Bangui, la capitale, afin de renverser le président François Bozizé, lequel n’avait pas mis, au goût des rebelles, assez de célérité à respecter les accords de cessez-le-feu conclus à Libreville le 11 janvier 2013.

Ainsi, les rebelles ont fini par prendre rapidement le contrôle de Bangui, sans rencontrer une grande résistance. Quant au président Bozizé, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a confirmé qu’il avait réussi à prendre la fuite.

Cela étant, de nombreux pillages commis à la faveur du chaos ambiant par des hommes armés ont été signalés à Bangui. Des magasins en auraient été la cible, de même que des maisons de particuliers.

“Il y a beaucoup de pillages avec des gens armés. Ils cassent les portes, pillent et après la population vient, se sert aussi”, a témoigné, auprès de l’AFP, Nicaise Kabissou, un habitant du centre-ville. Pourtant, les responsables de la Séléka avaient promis qu’il n’y aurait aucune tolérance pour des actes de ce genre.

En attendant, la France, qui compte quelque 250 militaires en Centrafrique dans le cadre de l’opération Boali (ce contingent est actuellement fourni par le 1er Régiment d’Infanterie de Sarrebourg), a renforcé son dispositif en y déployant 300 hommes supplémentaires, prépositionnés au Gabon. Les premiers personnels sont arrivés dès le 24 mars, les autres ayant rejoint Bangui ce dimanche. Selon le colonel Thierry Burckhard, le porte-parole de l’Etat-major des armées (EMA), il s’agit d’un poste de commandement tactique et de deux compagnies.

Les unités dont ces militaires français envoyés en renfort sont issus n’ont pas été précisées mais une compagnie motorisée du 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) a récemment participé à un exercice amphibie au large des côtes gabonaises.

Pour rappel, une mesure identique avait été prise à la fin de l’année dernière, avec l’envoi à Bangui de deux compagnies de légionnaires prépositionnées à Libreville.

La mission de ces militaires est d’assurer la protection des ressortissants français et étrangers et de sécuriser l’aéroport de Bangui. Pour autant, aucune évacuation n’est envisagée pour le moment, a indiqué une source diplomatique. “Les quelque 1.200 ressortissants français ne sont ni menacés, ni ciblés, ni visés, la France n’étant pas jugée partie prenante dans cette affaire, favorisant tel ou tel camp”, a-t-il été ajouté.

Source : Zone Militaire


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