Les « bâtards » d'Al-Qaïda... Banditisme politico-religieux ?

Je dois attirer votre attention sur une situation qui s'est créée petit à petit ces dernières années. Nous semblons en avoir pris notre parti, alors qu'elle aurait dû nous « indigner », comme aurait dit Stéphane Hessel, nous révolter même et nous inciter à mobiliser nos énergies pour la faire disparaître. Il me paraît impératif de s'en occuper, sans plus tarder.

Voici de quoi il s'agit :

Al-Qaïda a réinventé et pratiqué, à la fin du XXe siècle, le terrorisme aveugle : des attentats-suicides en série, exécutés par des kamikazes qui sacrifient leur vie pour tuer de façon indiscriminée le plus grand nombre de personnes qui se seront trouvées « au mauvais endroit et au mauvais moment ».

Elle l'a porté à son summum le 11 septembre 2001 à New York et à Washington, où elle a fait, en quelques heures, près de 3 000 victimes de tous âges, de toutes origines et de toutes confessions. Et l'a ensuite utilisé en Irak, au Pakistan, en Indonésie, dans des capitales européennes ou africaines.

Faute de mieux, on a appelé cela le terrorisme islamiste, et les Américains ont embrigadé le monde entier pour faire une guerre sans merci à ses adeptes. C'était un terrorisme inacceptable et indéfendable, mais il procédait d'une certaine rigueur.

Après l'exécution d'Oussama Ben Laden par les Américains le 1er mai 2011, les « franchisés » d'Al-Qaïda, notamment africains, ont peu à peu dégradé cette action violente : « orphelins de Ben Laden » ou « bâtards d'Al-Qaïda », ils en ont fait un terrorisme débridé, sans règles ni limites, au point qu'on ne sait plus comment l'appeler.
Est-il islamiste ? Est-ce du jihadisme ? Du narco­terrorisme ou bien, tout simplement, du banditisme qui se pare d'une coiffe politico-religieuse ?

En tout cas, désormais, ce terrorisme pratique couramment le kidnapping contre rançon, en est arrivé à enlever des femmes et même des enfants, à s'en servir comme otages.
Ses auteurs se disent salafistes ou jihadistes, menacent ou assassinent qui leur dit sa réprobation, prétendent administrer la justice, infligent des peines d'un autre âge (lapidation, amputation de la main, coups de fouet), brûlent les livres et détruisent les oeuvres d'art, s'arrogent le droit de définir « le sacré ».

Les islamistes au pouvoir en Tunisie et en Égypte, qui se disent « modérés », se gardent de les condamner, les tolèrent ou font même preuve à leur endroit d'une singulière indulgence.
Au président du parti tunisien Ennahdha, « ils rappellent sa jeunesse ». Quant au président de la République égyptienne, il ne parvient pas à comprendre que la France leur fasse la guerre.
Les dirigeants wahhabites de l'Arabie saoudite et du Qatar, eux, vont jusqu'à financer certaines de leurs actions.

Qui parmi les dirigeants religieux de l'islam ou parmi les chefs d'État des pays islamiques ou parmi les intellectuels musulmans s'est avancé pour les stigmatiser, condamner leurs actions criminelles, dire haut et fort qu'ils sont la honte de l'islam et de l'humanité ? Pourquoi les institutions du monde islamique se taisent-elles sur ces criminels et sur leurs forfaits ?

Pourquoi les uns et les autres laissent-ils aux Euro-Américains, et à eux seuls, la tâche ingrate de combattre ces criminels et de les détruire ?

Il s'agit en fait, comme on le voit, d'une maladie de l'islam véhiculée par une minorité de semi-analphabètes qui utilisent une religion mal assimilée - et des versets du Coran sortis de leur contexte - pour masquer leur déséquilibre psychologique, leurs frustrations, leur appât du gain et, à la fin des fins, des activités commerciales mais criminelles.

C'est aux musulmans et à leurs dirigeants de s'attaquer à ce mal pour l'extirper de leurs sociétés.

Les Euro-Américains ont lutté, eux, contre leurs propres déviants égarés, qui se sont appelés Action directe, Brigades rouges, bande à Baader... Ils les ont réduits, par la répression certes, mais aussi en supprimant le terreau social qui les avait fait prospérer.

" Les musulmans et leurs dirigeants pourraient leur demander de transmettre leur expérience, d'aider l'islam à se guérir de son mal. Pas de faire le boulot et d'en supporter la charge à leur place."

Source : Bechir Ben Yahmed - Jeune Afrique

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