Selon un officier de la gendarmerie malienne, dont les propos ont été rapportés par l’AFP et confirmés par une source militaire française, 4 soldats maliens ont été tués, le 6 février, par l’explosion d’une mine alors qu’ils circulaient à bord d’un véhicule sur la toure reliant Douentza à Gao.

Le 31 janvier dernier, sur cette même route de 400 km, au moins deux autres soldats maliens avaient perdu la vie dans les mêmes conditions (un autre bilan avait fait été de 4 tués et de 5 blessés). Reste à savoir si ces mines ont été posées lors de la fuite des jihadistes devant l’avancées des forces françaises engagées au Mali dans le cadre de l’opération Serval ou bien si elles l’ont été après.

En tout cas, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des trois groupes jihadistes établis au Nord-Mali et qui contrôlait la ville de Gao, reprise le 26 janvier dernier, a affirmé avoir “réussi à créer une nouvelle zone de conflit.”

Dans un communiqué envoyé à l’AFP, le porte-parole du Mujao, Abu Walid Sahraoui, a appelé les “les citoyens à ne pas se déplacer sur les routes nationales parce qu’il y a danger de champs de mines” tout en “exhortant au jihad contre les régimes infidèles, pour établir la charia et libérer les musulmans.” Le même groupe jihadiste a également revendiqué des tirs dans le secteur de Gao, lesquels avaient été confirmés par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, sur les ondes d’Europe1, le 6 février.

En attendant, toujours dans le secteur de Gao, les sapeurs du 6e Régiment du Génie (RG) d’Angers et leurs homologues nigériens ont détruit, le 5 février, 200 munitions (obus de 85 mm et de 122 mm, roquettes, etc) trouvées dans un dépôt repéré lors d’une patrouille de reconnaissance.

L’avancée des troupes françaises et les frappes réalisées par l’aviation française – au moins 160 pour ce qui concerne les appareils de l’armée de l’Air – ont eu pour conséquence d’éparpiller les jihadistes, ce qui explique leur présence “résiduelle” dans certains secteurs et donc le risque d’actions hostiles contre les troupes françaises et africaines. En outre, leur mobilité, grâce à leurs pick-up, les rend difficile à repérer, d’autant plus que le territoire à surveiller est immense.

Cela étant, le degré de motivation de ces combattants islamistes est aussi une donnée à prendre en compte. En revanche, il faut s’attendre à des attaques de la part des plus ultras d’entre eux, pour la plupart repliés dans l’Adrar des Ifoghas, vers Kidal, le bastion touareg.

Source : Zone Militaire

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