Intenses frappes aériennes françaises au Nord du Mali, près de la frontière algérienne

L’Etat-major des armées (EMA) indique que l’aviation française concentre désormais ses missions sur la région d’Aghelhok, dans l’Adrar des Ifoghas, au nord de Kidal.

Selon le colonel Thierry Burkhard, le porte-parole de l’EMA, il s’agit “assez logiquement d’une zone de repli des groupes terroristes qui sont en train de remonter vers le nord.”

Depuis quelques jours, l’aviation française réalise une vingtaine de sorties, dont plus de la moitié sont dédiées à des frappes. Ces dernières sont “assez importantes”, a précisé le colonel Burkhard. Elles visent surtout “des centres de commandement, des dépôts logistiques, des centres d’entraînement” jihadistes situés à une centaine de kilomètres au nord de Kidal, près de la frontière algérienne.

Au cours de la journée du 31 janvier, les sorties aériennes ont été moins nombreuses. Une quinzaine ont pu être effectués, dont seulement 6 “dédiées à l’appui feu et à l’appui renseignement.” Et cela à cause des conditions météorologiques et de la tempête de sable qui sévit dans la région.

“Les opérations continuent, mais elles sont contraintes par les conditions météo. En ce qui concerne l’emploi des moyens aériens, c’est très contraignant, un peu moins pour les moyens terrestres”, a expliqué le porte-parole de l’EMA.

Toujours à Kidal, les forces spéciales françaises attendent de meilleurs conditions avant de continuer les opérations. Le 30 janvier, elles ont pris le contrôle de l’aéroport de cette ville, bastion du groupe islamiste Ansar Dine, sans avoir eu à livrer de combat, d’après l’EMA. Un détachement de l’armée tchadienne y est attendu.

Par ailleurs, à Tombouctou, les sapeurs du 17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP) n’ont pas chômé. Quelques heures après avoir été largués dans le secteur, ils ont terminé la réfection de la piste de l’aéroport et réhabilité 2.000 mètres de pistes, ce qui permet désormais aux avions de transport de s’y poser. 

* * *

4 février 2013

L’aviation française maintient la pression sur les jihadistes au nord de Kidal

“Oui le terrorisme a été repoussé, oui il a été chassé, mais il n’a pas encore été vaincu”, a affirmé le président Hollande, lors de sa visite à Bamako, le 2 février. Aussi, selon lui, c’est “tout le Mali” qui doit être reconquis. Et pour cela, les forces françaises de l’opération Serval resteront “le temps qu’il faudra, c’est-à-dire le temps que les Africains eux mêmes prendront (…) pour nous remplacer” et elles se battront “jusqu’au bout, jusqu’au Nord Mali” aux côtés de l’armée malienne.

Les groupes jihadistes qui se sont repliés dans la région montagneuse de Kidal, située près de la frontière algérienne après avoir refusé le combat à Gao et Tombouctou, savent à quoi s’attendre.

C’est ainsi que, d’après l’Etat-major des armées (EMA), l’aviation française a maintenu la pression au cours des nuits du 2 au 3  et du 3 au 4 février en procédant à “d’importantes” frappes dans ce secteur, plus précisément au nord de Kidal et dans la région de Tessalit.

Les opérations aériennes avaient été gênées lors de ces derniers jours par les conditions météorologiques. Là, ce sont dont une trentaine d’appareils (chasseurs-bombardiers, ravitailleurs et avions de reconnaissance) qui ont été impliqués. Selon l’EMA, il s’est agi de bombarder “des dépôts logistiques et des centres d’entraînement” des groupes jihadistes dans un secteur proche de la frontière avec l’Algérie.

Il n’a pas été précisé si les Atlantique 2 de la Marine nationale ont une nouvelle fois largué des bombes, comme certains l’ont fait à plusieurs reprises, semble-t-il, depuis le début de l’opération Serval. Ces avions de patrouille maritime sont en effet en mesure de mettre en œuvre des bombes GBU-12 de 250 kg par guidage laser depuis 2008. Seule limite toutefois : ils ne peuvent pas illuminer les cibles par eux-mêmes,

Par ailleurs, de nouveaux renforts seraient arrivés à Kidal, dont l’aéroport a été pris il y a 5 jours par les forces spéciales françaises. Les opérations visant à prendre le contrôle de la ville avaient été stoppées en raison d’une tempête de sable.

Source : Zone Militaire

Retrouvez nous sur Facebook : FNCV.Combattants.Volontaires
Page officielle de la Fédération Nationale des Combattants Volontaires

* * *