Opération Serval : Des soldats français sont déjà autour de Kidal

Après reconquis, au bout de 48 heures les villes de Gao et de Tombouctou, sans que leur soit opposée une vive résistance, les forces françaises engagées dans l’opération Serval et l’armée malienne ont repris leur marche et ont pris position autour de Kidal, la dernière place forte tenue par les jihadistes qui ont pris le contrôle du Nord-Mali en 2012.

Ainsi, des militaires français, appartenant très probablement aux forces spéciales, ont pris position au cours de la nuit du 29 au 30 janvier sur l’aéroport de Kidal, comme ils l’avaient déjà fait pour Gao et Tombouctou. Selon des témoins sur place, un avion s’y serait posé, avec des hélicoptères en appui.

L’avancée vers Kidal a été confirmée par le colonel Thierry Burkhard, le porte-parole de l’Etat-major des armées (EMA), qui s’est refusé à donner davantage de précisions sur l’opération en cours.

Située à 1.500 km de Bamako et dans l’Adrar des Ifoghas, Kidal est un bastion du groupe islamiste Ansar Dine. Le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), né d’une scission avec cette organisation, créé par Iyad Ag Ghaly, une ancienne figure du mouvement séparatiste touareg convertie aux thèses jihadistes, avait récemment assuré avoir pris le contrôle de cette ville.

Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé dans les colonnes du Parisien que “libérer Gao et Tombouctou très rapidement faisait partie du plan.” “Maintenant, c’est aux pays africains de prendre le relais. Nous avons décidé de mettre les moyens en hommes et en matériel pour réussir cette mission et frapper fort. Mais le dispositif français n’a pas vocation à être maintenu. Nous partirons rapidement”, a-t-il ajouté.

Interrogé sur le risque de contre-attaque des jihadistes, le chef du Quai d’Orsay a répondi que “nous en avons tué beaucoup”, en précisant que cette estimation “à peu près crédible” est basée sur le “nombre de pick-up détruits” multiplié par celui “de combattants qui s’y trouvaient probablement.”

“Les terroristes sont désorganisés. Très atteints”, a encore poursuivi M. Fabius. “Ils savent que nous pouvons écouter leurs moyens de communication, ce qui limite leur capacité de réaction”, a-t-il conclu.

Cela étant, les responsables d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et d’Ansar Dine se sont probablement repliés vers leurs bases initiales, situées dans une région reculée et dangereuse du Nord-Mali, près de la frontière algérienne.

Source : Zone Militaire

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