Alors que l’aviation française a bombardé leurs bases à Gao et que des combats les ont opposé à l’armée malienne dans la région de Konna, les jihadistes établis au Nord-Mali ont lancé une nouvelle offensive, ce 14 janvier 2013, à Diabali, près de Soloko, dans l’ouest du pays, un secteur situé à environ 400 km au nord-nord-est de Bamako.

“Les islamistes se battent contre l’armée à l’intérieur de la ville”, a affirmé un habitant de cette localité. “Ils ont commencé à infiltrer la ville la nuit dernière en traversant la rivière par petits groupes”, a-t-il précisé.

Cette attaque a été confirmée par Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, qui a souligné que ce n’était pas une surprise. “Nous savions qu’il y aurait une contre-offensive vers l’ouest, d’autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques (…). Ils ont pris Diabali, qui est une petite commune, après des combats importants et après une résistance de l’armée malienne qui était insuffisamment dotée à ce moment précis” a-t-il déclaré, ajoutant que les forces jihadistes “sont exactement telles qu’on les prévoyait.”

Le fait est que des positions tenues par les combattants islamistes ont été visées, le 13 janvier, par des frappes aériennes françaises dans les secteurs de Nampala, à une cinquantaine de kilomètres de Diabali, ainsi qu’à Léré, près de la Mauritanie.

Cela étant, une source proche de l’entourage du président Hollande a confié à l’AFP que les groupes islamistes “se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés” et que ce ne sont pas “quelques soudards à bord de Toyota avec quelques armes”, comme “à l’origine, on pouvait le penser.”

“Ce qui nous a beaucoup frappés, c’est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur capacité à s’en servir”, a ajouté cette même source. Ils ont “montré comment ils pouvaient endommager un hélicoptère et blesser mortellement son pilote” a-t-elle encore ajouté.

Quoi qu’il en soit, et de source sécuritaire régionale, l’attaque de Diabali serait menée par la katiba d’Abou Zeid, l’un des chefs d’al-Qaïda au Maghreb islamique, qui détient par ailleurs des otages français.

“Abou Zeid (…) dirige lui-même les opérations. Ils ont quitté la frontière mauritanienne, pour éviter les raids des avions français” a encore précisé cette même source.

Enfin, un responsable du Mouvement pour l’unicité du jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’un des groupes jihadistes allié d’AQMI et d’Ansar Dine, a déclaré que la France a attaqué l’islam (…) Au nom d’Allah, nous allons frapper le coeur de la France.” Et de préciser que les Français seraient visés “partout, à Bamako, en Afrique et en Europe.” 

Source : Zone Militaire

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