Les femmes des soldats non payés en ont plein le dos et manifestent à la place des militaires

Nouvelle étape dans la mobilisation des femmes de militaires pour protester, à la place de leurs maris qui n’en ont pas le droit, contre les retards de paiement des soldes : c’est maintenant au stylo, sur leur dos, qu’elles disent leur ras-le-bol. Le tout est regroupé sur une page Facebook en leur nom.

Un paquet de Gauloises en colère.

"Mon chéri ici tout va bien, l’Etat place ta solde sur les marchés financiers, le frigo est vide, la banque réclame des intérêts et on me dit de la fermer, je t’aime très fort", ironise amèrement l’une d’entre elles.
Quand une autre est encore plus directe : "Trahi par ton pays, tu meurs pour une dette bancaire. Où est le drapeau ? Où est l’Etat ? On est avec toi, ta famille qui t’aime".

Une troisième : "Fatigué par la guerre, usé par les combats, trahi par le gouvernement, volé par les banques, les enfants et moi sommes avec toi".

Et le mouvement prend : En quatre jours à peine, ce sont plus de 3.000 mentions qui ont été récoltées et 300 commentaires affichés. Tous ou presque dans le même sens : "Courage mesdames, bravo les filles".

Les problèmes de régularisation des soldes empoisonnent la vie de nombreux militaires depuis des mois. Plusieurs mobilisations ont déjà été organisées. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian s’est engagé la semaine dernière à « en finir » avec les retards.

Source : Marianne

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C'est bientôt les soldes d'hiver ;-)

NDLR : Extrait de l’interview de Jean-Yves le Drian - France Inter 30 octobre 2012 à 8H 20

" Il y a, à peu près aujourd’hui, dix à quinzemille militaires, surtout de l’Armée de terre, qui ne perçoivent pas leurs soldes normalement. [...]
Une forme d’anomalie lourde, et qui doit être réglée le plus vite possible. [...] Avant Noël, j'en suis intimement convaincu. J'ai pris les mesures nécessaires pour cela. Mais l'ampleur des dégâts est assez forte, et c'est dû à la précipitation de la mise en place d'une réforme..."

 Écouter l'intégralité de l'interview...

Pour se détendre un peu, en attendant le Père Noël : Les temps sont durs...


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