Un attentat terroriste frappe le quartier chrétien de Beyrouth

Le spectre du conflit syrien

Un attentat à la voiture piégée, vendredi 19 octobre 2012, a secoué la capitale libanaise, faisant au moins huit morts et 78 blessés. L'explosion, qui a coûté la vie au chef du renseignement de la police, a fait d'importants dégâts et provoqué des scènes de panique. Une attaque qui réveille le douloureux souvenir de la guerre civile et qui intervient au moment où un conflit fait rage en Syrie.

L'explosion s’est produite  à proximité des bureaux des Kataëb, le parti chrétien de l'opposition libanaise, par ailleurs, hostile au régime de Bachar Al-Assad. Elle a côuté la vie à huit personnes, dont le chef des renseignements des Forces de  sécurité intérieure (FSI) au Liban, Wissam al-Hassan.
Le général, un musulman sunnite, était un proche de Saad Hariri, chef  de l'opposition libanaise hostile au régime de Damas.

Scènes de chaos

Au moment de l'explosion, près de la place Sassine, un quartier majoritairement chrétien, les fenêtres des immeubles ont volé en éclat et de nombreuses voitures ont été calcinées. Les pompiers, les forces de l'ordre et la Croix-Rouge ont tenté, sur place, de déblayer les décombres et d'évacuer les blessés, nombreux, retrouvés le corps ensanglanté. L'explosion a eu lieu en pleine heure de pointe, à la mi-journée.

Le ministre de l'Intérieur, accompagné de l'armée se sont rendus sur les lieux du désastre afin de contenir les mouvements de panique et d'assurer la sécurité et l'ordre dans les rues. Le dernier attentat dans la région de Beyrouth remonte à 2008. Un officier des renseignements libanais avait été assassiné, ainsi que deux autres personnes dans un attentat à la voiture piégée.

Rapidement, la Syrie a condamné l'attentat meurtrier de Beyrouth. Le ministre de l'Information a dénoncé un acte "lâche" et "terroriste", selon l'agence officielle Sana.

Source: msn.fr

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