Guyane : L'adjudant Moralia et le caporal chef Pissot, du 9e RIMa tués en opération
Par PC le mardi 3 juillet 2012, 06:32 - Actualité - Lien permanent
Les deux militaires du 9e RIMa tués en Guyane sont l'adjudant Moralia et le caporal chef Pissot
L’identité des deux militaires tués le 27 juin 2012 lors d’un accrochage avec des orpailleurs clandestins dans la région de Dorlin, dans l’ouest de la Guyane, a été rendue publique par l’armée de Terre.
Il s’agit de l’adjudant Stéphane Moralia, 29 ans, célibataire et du caporal-chef Sébastien Pissot, 34 ans, pacsé. Les deux hommes appartenaient aux Commandos de recherche et d’actions en jungle (CRAJ) du 9ème Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) de Cayenne.
Admis à l’Ecole nationale des sous-officiers de Saint-Maixent en mars 2002, Stéphane Moralia est affecté au Régiment du Marche du Tchad (RMT) à l’issue de sa scolarité, avec les galons de sergent. Chef de groupe AMX 10P, puis de groupe anti-char courte-portée, il est promu sergent-chef en octobre 2006, puis adjudant 5 ans plus tard.
Engagé à maintes reprises dans des opérations extérieures, ce sous-officier était particulièrement expérimenté : Côte d’Ivoire en 2003, Afghanistan en 2005, Kosovo en 2007 et Liban en 2008. L’année suivante, il avait participé pour la première fois à l’opération Harpie, en Guyane, avant d’enchaîner pour une mission au Tchad, puis, une nouvelle fois, en Côte d’Ivoire.
Décrit comme étant un « homme de terrain au charisme hors du commun », exemplaire et compétent, , il avait rejoint le 9ème RIMa le 1er août 2011. Il était titulaire d’une citation à l'ordre du régiment avec attribution de la croix de la valeur militaire, de la médaille d’outre-mer et de la médaille d’or de la Défense nationale avec citation à l’ordre du régiment.
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Le caporal-chef de 1ère classe Sébastien Pissot s’est engagé au 1er RIMa d’Angoulême en décembre 1998. Affecté au 1er escadron après sa formation initiale, il rejoint le 6ème Bataillon d’Infanterie de Marine (BIMa) au Gabon en qualité de tireur sur ERC-90.
Après cette parenthèse, il retrouve le 1er RIMa en 2006 et devient adjoint chef de patrouille sur véhicule blindé léger en 2008, puis chef de patrouille deux ans plus tard, alors qu’il vient d’être promu au grade de caporal-chef de 1ère classe.
Egalement expérimenté de par le nombre des missions qu’il a accomplies sur un théâtre d’opérations extérieures (Côte d’Ivoire, Djibouti, ex-Yougoslavie, Mayotte, Afghanistan – mission Heracles -, Tchad), le caporal-chef Pissot avait rejoint le 9ème RIMa en août 2011 en qualité de de chef d’équipe débarquée et d’auxiliaire sanitaire à la section de Commandos de recherche et d’actions en jungle.
Militaire « particulièrement compétent et volontaire », servant avec abnégation, le caporal-chef de 1ère classe Pissot était titulaire de la médaille d’outre-mer et de la médaille d’or de la Défense nationale.
L’adjudant Moralia et le caporal-chef de 1ère classe Pissot marchaient en tête d’un groupe d’une trentaine de militaires (gendarmes et marsouins) vers un secteur à partir duquel des tirs avaient atteint, plus tôt dans la journée, un hélicoptère EC-145 de la Gendarmerie nationale quand ils ont été pris à partie.
Durant cet accrochage, au cours duquel deux gendarmes ont été gravement atteints, le caporal-chef de 1ère classe Pissot a été mortellement touché alors qu’il portait assistance à l’un de ses camarades blessé. Quant à l’adjudant Moralia, il est décédé des suites de ses blessures à l’antenne médicale de Maripasoula.
Selon le colonel Didier Laumont, le commandant de la gendarmerie en Guyane, il est probable que les agresseurs ont utilisé des armes de guerre, au vu de la nature des blessures constatées.
« On n’avait pas lieu de penser tomber sur des gens ayant une telle détermination et dotés d’armes qui ne sont pas celles utilisées habituellement par les garimpeiros (ndlr, les orpailleurs venus du Brésil) » a-t-il expliqué.
« Ce sont des armes qui ont causé des blessures sévères », a-t-il poursuivi, en précisant que les militaires engagés dans l’opération portaient des « gilets pare-balles », qui «résistent aux tirs de fusils de chasse et aux armes de petit calibre». Or, les militaires ont été touchés à des parties du corps qui étaient censées être protégées.
Source : Zone Militaire
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Commentaires
Comment ne pas être triste , je pense aux enfants et aux familles.
j’adresse mes sincères condoléances.
La Guyane, il y à l’Or qui continue à attirer les garimpeiros brésiliens, en plus du pétrole récemment découvert…
Hourra enfin, nous avons-nous aussi de l’Or Noir, problème, pour combien de temps ?
Je pense que derrière tout çà, il y à la convoitise……. dans quelques temps, nos effectifs seront insuffisant pour maintenir l’ordre et la tranquillité…
Critiquer, de loin, dans le calme de mon salon, est facile, et j'en demande pardon aux intéressés, qui eux sont dans la dure réalité.
Néanmoins, lorsque je lis que " on avait pas lieu de penser tomber sur des gens aussi etc" je suis attristé.
En Afghanistan, le terrain où s'est déroulée une embuscade tristement célèbre avait été reconnu...la veille...On n'avait pas lieu de penser que...
Sans vouloir comparer un éléphant à un rat, en 1940 on n'avait pas lieu de penser que les Allemands franchiraient les Ardennes.
Dans le cadre d'une guérilla, la menace exercée par l'adversaire doit plutôt être supposée capable de s'aggraver du jour au lendemain.
Il y a des kalachnikov dans nos chères banlieues : pourquoi n'y en aurait-il pas en Guyane, et qui se manifesteraient sans préavis ?
Aujourd'hui c'est fait, et malheureusement le prix en a été payé.
Désormais on n'aura pas de raison de penser...que cela ne se reproduira pas.
Le pensée des élites, civiles et militares, c'est de prêter aux autres canailles qui peuplent ce monde de M... l'élévation d'esprit socialo-humanitaire qui est le propre du français depuis le siècle des Lumières. Pensez donc, il faut que nous arrivions à tout prix à justifier notre grandeur d'âme et continuer à être les dignes descendants de la racaille qui a coupé le cou à 7.000 personnes pour être une république d'une générosité sans pareille.
Seulement la générosité de notre pays n'est pas comprise par la canaille comme étant "de la pure générosité", mais de la connerie démagogique dans sa définition la plus large. On donne un doigt, ils veulent la main, on donne la main, ils veulent le bras et ainsi de suite.
Tournevis met le doigt juste sur le problème. On s'accorde à penser, comme disait Coluche, que ceci, que celà. ça tombe toujours à côté et ce sont les pousse-cailloux qui trinquent. On s'accorderait à classer les individus en fonction de leur dangerosité, il y aurait moins d'angélisme et partant, moins de casse chez les innocents.
Mais il ne faut pas rêver, la connerie humaine n'est pas prés de s'éteindre.....peut être avec l'espèce ?
Tout à fait d' accord avec Merditude ! De plus,j' apprécie ce Forum où l' on peut encore dire des vérités flagrantes !!! Je vais m' attacher à y participer plus souvent !! Par contre, bien qu'ayant passé pas mal d' années dans l' armée entre le Groufumaco, le 2ème REP et la 13 ème DBLE,je ne connais pas encore le grade de caporal chef de 1ère classe ! Est ce une erreur ou un nouveau grade ? Dans la marine nationale, il y avait le grade de quartier maître/chef, appellé aussi quartier maître de 1ère classe ou plus communément "chouf" ! Mais dans l' armée de terre ?
Pour en revenir aux deux camarades morts en Guyane, il apparait pour moi que c' est une faute du commandement ! Commander, c' est aussi anticiper !!!! Cela fait plus de 31 ans que la situation est explosive en Guyane, en grande partie à cause des garimpeïros sans foi ni loi qui viennent des pays limitrophes ! Quand ils sont pris, ils ne risquent pas plus que les chances pour la France qui mettent le pays à feu et à sang de puis déjà 31 ans !!! Tiens tiens, cela nous ramène à 1981 !! Bizarre, comme c' est bizarre !!!