La racaille a encore frappé : Médecins attaqués et blessés à l'hôpital Michallon de Grenoble !

Une scène invraisemblable s’est produite dimanche 29 avril 2012 en fin d’après-midi au service des urgences de l’hôpital Michallon, à Grenoble. Une bande de malfrats a attaqué le personnel soignant et a semé la dévastation, frappant violemment à la tête un médecin et blessant trois autres membres du personnel venus à son secours.

Selon Françoise Carpentier, directrice des urgences, ces quatre personnes -dont deux font l’objet d’une ITT (Incapacité temporaire totale) supérieure à huit jours-, ont déposé plainte pour agression lundi auprès des services de police, qui ont ouvert une enquête.

Ils lui reprochent de ne pas prendre suffisamment soin d’une proche !

Ce déchaînement de violence s’est produit vers 18 heures : cinq à sept personnes, dont une femme, se sont introduits aux urgences sans se présenter à l’entrée du service, mais en passant par celle du CHU, lieu où les allées et venues ne sont pas filtrées. L’un des médecins travaillait dans son bureau lorsque le groupe a fait irruption dans la pièce en hurlant. Selon Françoise Carpentier, les agresseurs auraient reproché au médecin de ne pas avoir pris suffisamment soin d’une proche, hospitalisée dans le service. Ils n’auraient cependant pas donné d’élément d’identification précis, le personnel ayant ensuite fait lui-même le rapprochement avec une patiente qui s’était plainte d’avoir été placée dans un lieu du service qui ne lui convenait pas…

Une voiture faussement immatriculée

Frappé violemment à la tête une première fois, le médecin était en train de se faire littéralement lyncher lorsqu’un aide-soignant a pénétré dans le bureau à son tour et a ceinturé l’un des malfrats pour l’empêcher d’abattre une chaise sur le crâne du praticien !

Deux brancardiers se sont ensuite joints à l’aide-soignant, les agresseurs prenant la fuite… à bord d’une voiture faussement immatriculée, poursuivis par les vigiles du CHU. Selon la direction du service, le médecin souffre actuellement d’un important déficit d’audition à une oreille à la suite d’un coup reçu à la tête ; par ailleurs, l’un des brancardiers est blessé aux côtes, les deux autres intervenants se plaignant quant à eux de contusions multiples.

“Nous avions déjà été victimes d’agressions, mais pas aussi graves que celle-là”, explique, atterrée, la directrice des urgences. “Le personnel est très choqué : nous ne sommes pas là pour nous faire frapper mais pour soigner, avec les moyens dont nous disposons. La patiente en question n’était pas un cas grave et elle était prise en charge normalement”.   

Source : Le Dauphiné Libéré

* * *