Un contrôleur poignardé à huit reprises par un malade mental laissé en liberté

Le contrôleur SNCF poignardé est entre la vie et la mort. Il a été blessé jeudi 6 octobre 2011 dans le train Lyon-Strasbourg de huit coups de couteau.

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L'agression a suscité une vive émotion parmi les cheminots et des arrêts de travail perturbaient fortement le trafic jeudi soir. L'agresseur a été placé en garde à vue.
Son agression entraînait jeudi soir de fortes perturbations sur une grande partie du réseau après un arrêt de travail spontané des cheminots . Il était dans la soirée entre la vie et la mort, selon une porte-parole de la direction régionale Est de la SNCF. Agé de 54 ans, le contrôleur a été blessé de huit coups de couteau, deux à la tête, deux à l'abdomen, un au flanc et trois au bras, selon un communiqué de la SNCF. Il a été transporté par hélicoptère au centre hospitalier régional et universitaire de Besançon

Son agresseur présumé a été interpellé.

L'auteur présumé des coups est présenté par la SNCF comme un "déséquilibré". D'après les premiers éléments recueillis par la SNCF, l'homme dormait quand deux contrôleurs du train Corail 4313 ont tenté de vérifier son billet. S'étant réveillé, il est devenu très agressif, insultant d'autres passagers et les contrôleurs.  Ces derniers ont quitté le wagon pour prévenir la police ferroviaire. Lorsqu'ils sont revenus, l'homme "s'était entaillé le ou les bras", a relaté la porte-parole. L'un des agents est alors ressorti pour prévenir les secours. Lorsqu'il est revenu, son collègue était blessé. Le train a été arrêté en gare de Clerval. Deux wagons ont été placés sous scellés et les voyageurs choqués pris en charge par la SNCF.

Déjà condamné à quatre reprises pour violences et outrages

Le parquet a ouvert une enquête pour tentative de meurtre aggravé. Selon une source proche de l'enquête, le suspect n'avait pas encore été formellement identifié jeudi soir, mais il portait sur lui une carte bancaire au nom d'un homme de 27 ans originaire de Mulhouse, déjà condamné à quatre reprises pour des violences et des outrages.

Le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a condamné dans un communiqué cet "acte odieux", exprimant "son indignation face à cette grave agression". Il s'est rendu à Besançon dans l'après-midi. La ministre de l'Ecologie, du Développement durable et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet et son collègue en charge des Transports Thierry Mariani ont aussi fait part de leur soutien à la victime, à ses proches et aux "11.000 contrôleurs qui exercent leur métier dans les trains, parfois dans des conditions difficiles".

Source : TF1.fr

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