Orpaillage clandestin en Guyane - Un gendarme blessé par balle
Par PC le mardi 6 septembre 2011, 23:47 - Actualité - Lien permanent
Un gendarme
blessé par balle au cours d'une opération des forces armées contre les
trafiquants d'or
Un gendarme a été blessé par balle au cours d’une opération des Forces armées en Guyane (FAG) contre un groupe d’orpailleurs clandestins installés dans les environs de la communie de Grand Santi (ouest guyanais, à proximité du Surinam).
Dans la matinée du 2 septembre 2011, des militaires des FFG ont investi un site d’orpaillage clandestin. C’est dans ce contexte que 5 gendarmes ont été pris sous le feu d’un tireur isolé, alors qu’ils progressaient vers un habitat à proximité du camp qu’ils venaient de repérer.
Après s’être mis à couvert, les cinq militaires, qui n’ont alors pas été touchés, ont riposté, ce qui a mis en fuite leur agresseur. L’un d’eux est ensuite parti chercher du renfort avec un quad. Seulement, le tireur était encore dans les parages. Ayant contourné le dispositif, il de nouveau fait feu et touché le gendarme isolé. Ce dernier, en état de légitime défense, a fait usage de son arme.
Rapidement arrivés sur les lieux, les renforts trouvent le gendarme blessé au torse par une balle de calibre 38, qui s’est glissée sous le côté gauche de son gilet pare-balle. Quant à son agresseur, il a été mortellement touché, son corps gisant quelques mètres plus loin.
Le gendarme blessé a été évacué à Cayenne, où il a été admis à l’hôpital. Selon une source de la gendarmerie, ses jours ne seraient pas en danger, malgré la gravité de sa blessure.
Une enquête a été dans le même temps ouverte et confiée à la Section de recherches pour identifier l’agresseur et éclaircir les circonstances exactes de cet incident.
Afin de lutter contre l’orpaillage illégal en Guyane, qui cause des dommages à l’environnement à cause du mercure utilisé pour amalgamer l’or et de la déforestation (sans parler de la criminalité induite), l’opération Harpie a été lancée, mobilisant les FAG, renforcées par des unités venues de métropole, ainsi que la gendarmerie nationale.
Le bilan de cette opération pour le premier trimestre 2011 affiche une nette progression par rapport à la même période de l’année précédente, avec une hausse de 67% des opérations (1056 contre 632), de 105% de kilos de mercure confisqués, la multiplication par 11,7 de la quantité d’or saisie et la découvert de 66 puits.
Source : Zone Militaire
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Commentaires
Que ce soit dans les banlieues ou dans la jungle le maintien de l'ordre n'est pas une partie de plaisir.
Si j'étais à leur place, en pleine jungle, sans témoin, j'en effacerais plus d'un.
C'est moins facile que dans nos banlieues.
Depuis 1988, mon beau frère se trouve en Guyane, parait-il qu’il y aurait beaucoup de risque pour les Français !!! Surtout la nuit, ne pas trop trainer dehors……. Avoir un bon flingue pour la nuit......(encore un département Français)
marcel
affirmatif......
Selon le quotidien régional Le Progrès, ce militaire blessé est l’adjudant Franck Robin, qui est l’un des trois fils du maire de Périgneux, une petite commune d’environ 1.300 habitants située dans la Loire.
Admis à l’école de gendarmerie de Montluçon en 2000, il avait d’abord été affecté à l’escadron de gendarmerie mobile de Clermont-Ferrant, avant de rejoindre, en 2008, la Guyane.
Âgé de 33 ans, marié et père de trois enfants, le sous-officier a été opéré trois fois depuis l’accrochage de vendredi dernier. Il a été admis à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce, à Paris, où il est actuellement au service de réanimation.
Si ses jours ne sont plus en danger, il risque cependant d’être paralysé étant donné qu’il a été touché à la moelle épinière. «La médecine a fait ce qu’elle pouvait faire… même s’il y a toujours un facteur chance. Mais c’est vraiment une très très grave blessure, puisque la balle est passée sous son gilet. Heureusement, il est en vie, il est lucide, alors s’il pouvait au moins garder l’usage de ses bras et du bassin…» a confié son père, Michel Robin, au Progrès.
Prompte guérison à cet homme.
Prochain accrochage : pas de prisonniers !!
La situation de l'orpaillage sauvage en Guyane conduit souvent le personnel à intervenir en foret profonde et en nombre très réduit souvent 4 à 5 personnes.Sous les yeux des brésiliens pendant des heures occupés à détruire des tonnes de nourriture ;dans des conditions de sécurité très discutables ;commandés par un officier tout frais sorti de l'école ;qui confond la foret guyanaise avec la lande de Coetquidan!
a) missions de destruction de nourriture qui se rapprochent plus des méthodes de mercenaires que celles de gendarmes.
b) missions accomplies par voie terrestre (facile à bloquer par les engins de chantier des sites hors la loi) en foret profonde sans possibilité d'obtenir des renforts rapidement.
c) risque de tomber sur des embuscades au retour de ces expéditions discutables.
d) les sites détruits sont à nouveau opérationnels environ une semaine après notre intervention.
Ce récit n'est pas une fiction; c'est le genre de mission que j'ai effectuée dans les environs de St. Laurent du Maroni.