La semaine passée, on apprenait que huit navires de la marine libyenne avaient été coulés à Tripoli et à Syrte par des avions de l’OTAN. Ces frappes vont permettre le déploiement, en toute sécurité, du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, à bord duquel ont pris place des hélicoptères de combat de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), ainsi que du navire britannique (en principe, le HMS Ocean) qui mettra en oeuvre 4 Apache et dont l’envoi dans la zone des opérations a finalement été décidé par le Premier ministre David Cameron lors du sommet du G8 à Deauville.

La Royal Air Force (RAF) n’a pas tardé à faire savoir que ses chasseurs bombardiers Tornado avaient participé aux raids ayant visé les navires du colonel Kadhafi, notamment à Al-Khums. Des images de l’opération avaient même été diffusées via le site Internet du ministère britannique de la Défense (MoD) dès le 20 mai.

Mais les appareils de la RAF n’ont pas été les seuls à s’attaquer à la marine libyenne. Selon le compte-rendu hebdomadaire de l’Etat-major des armées (EMA), l’aviation française a coulé « plusieurs navires », dont une frégate « Koni » ainsi que des patrouilleurs "Combattante" dans les ports de Tripoli et de Syrte.

Globalement, du 19 au 26 mai 2011, le nombre de sorties aériennes effectuées dans le cadre de l’opération Harmattan par les avions de l’armée de l’Air et de la Marine nationale a été sensiblement le même que les semaines précédentes.

Ainsi, 113 missions d’attaques au sol, impliquant des Mirage 2000D, Mirage 2000N, Mirage F1CR, Rafale Air, Rafale Marine et Super Etendard modernisés, ont été menées. Outre les navires libyens, une demi-douzaine de véhicules militaires, dont un char de combat, une station radar et une vingtaine de dépôts de munitions et de véhicules ont été détruits, notamment dans les régions de Brega et de Tripoli.

Par ailleurs, l’armée de l’Air a légèrement retouché son dispositif, en retirant trois Rafale et un Mirage F1CR de la base de Solenzara et en déployant deux Mirage 2000N supplémentaires à La Sude, en Crète.

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