Les forces loyalistes de Kadhafi progressent... Incantations du monde politico-médiatique...

France et Royaume Uni affichent une très grande fermeté !

Les forces pro-Kadhafi semblaient reprendre, mardi 15 mars 2011 l'avantage sur le terrain. Des tirs de canons anti-aériens et d'artillerie lourde étaient entendus dans la soirée à Benghazi, deuxième ville de Libye et fief des insurgés, sur lequel l'armée libyenne avait annoncé un peu plus tôt une offensive imminente, ont constaté des journalistes de l'AFP. L'armée, dans un appel diffusé par la télévision nationale, a également exhorté les habitants de Benghazi à empêcher leurs enfants de rallier les rangs de l'insurrection "terroriste".

Dans la journée, les forces gouvernementales se seraient emparées à coups de violents bombardements de la localité d'Adjabiah, dernier verrou sur la route de Benghazi. Selon la télévision officielle libyenne, "la ville d'Ajdabiya est totalement contrôlée (par les forces loyalistes, NDLR) et elle est en train d'être purgée des gangs armés". Mais un peu plus tard, Khaled El-Sayeh, un porte-parole du Conseil national libyen, l'instance dirigeante des rebelles basée à Benghazi  affirmait qu'Ajdabiya était "toujours aux mains des révolutionnaires". "Ils ont bombardé la ville depuis une longue distance. Mais actuellement la situation est bonne. Des unités de l'armée ont tenté de rentrer dans la ville, mais nos forces les ont repoussées", a ajouté M. Sayeh.

Interrogé sur une avancée des troupes de Mouammar Kadhafi vers l'est, d'Ajdabiya vers Tobrouk, le porte-parole a démenti, soulignant que le leader libyen n'avait pas "les ressources humaines (militaires) pour faire cela". "Sa seule stratégie est de bombarder puis de reprendre le contrôle d'une ville", a-t-il dit. M. Sayeh a également démenti que des forces loyales au colonel Kadhafi soient déployées sur la route menant d'Ajdabiya à Benghazi, malgré les témoignages de journalistes occidentaux en ce sens. Des centaines de civils et d'insurgés ont fui Ajdabiya vers Benghazi à bord de voitures, camions et pick-up, a constaté un journaliste de l'AFP. 

"Le temps est compté"

Défense anti-aérienne acrobatique contre les avions de Kadhafi...

"Le temps est compté et dans les heures qui viennent, le moins que nous puissions faire ici est d'imposer une zone d'exclusion aérienne", a déclaré mardi l'ambassadeur français  à l'ONU Gérard Araud à la presse,  avant de mener des consultations au sein du Conseil de sécurité. Aucun vote n'est néanmoins attendu dans les 24 heures qui viennent. "Nous sommes profondément bouleversés de constater que la situation s'aggrave sur le terrain, que les forces pro-Kadhafi progressent très rapidement et que le Conseil n'a toujours pas réagi", a souligné le diplomate français. "L'objectif c'est d'abord d'empêcher Kadhafi de bombarder son propre peuple, vraiment c'est ça notre objectif", a-t-il insisté.

Le diplomate a aussi reconnu que les défenseurs d'une zone d'exclusion aérienne devaient accepter le fait que tout le monde ne soit pas de cet avis. "Cela veut dire que nous ne pouvons pas faire tout ce que nous voudrions. Nous essayons donc, la France et la Grande-Bretagne notamment, de faire tout notre possible pour que le Conseil réponde à la Ligue arabe" qui a demandé l'établissement d'une zone d'exclusion aérienne. Le diplomate français a précisé que la France souhaitait qu'une résolution soit votée rapidement, "dans les jours qui viennent", a-t-il dit. Tant la Russie que la Chine, pays dotés d'un droit de veto au Conseil de sécurité, semblent hostiles à une telle mesure. La Maison Blanche a pour sa part défendu mardi la prudence de Barack Obama quant à l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne en Libye.

Lors d'une audition parlementaire, le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé a dit que les représentants de son pays à l'ONU étaient "en train de travailler, avec les Britanniques, les Allemands, les Libanais, à la rédaction d'un projet de résolution qui commence à circuler et qui comprendrait un ensemble de dispositions dont l'évocation, la possibilité d'une no-fly zone" (zone d'exclusion aérienne). Un peu plus tôt il avait cependant jugé devant la même commission que cette option était "dépassée" au vu de la progression sur le terrain des forces de Mouammar Kadhafi face aux insurgés.

Les grandes puissances réunies mardi au sein du G8 à Paris ont écarté, faute de consensus, l'option militaire pour ralentir les forces de Mouammar Kadhafi, se bornant à promettre pour cette semaine une nouvelle résolution à l'ONU sur des sanctions renforcées.

Source : TF1 News

Hymne National du Japon : Kimi Ga Yo - Votre Règne
Séisme et tsunami du 11 mars 2011 : Solidarité avec le Japon

* * *