Indignez-vous des incuries de la justice !

Mais aussi, révoltez vous, mobilisez vous contre le crime...

Une nouvelle affaire, infiniment triste, vient de se produire le 19 janvier 2011 à Pornic, en Loire Atlantique. Il s'agit de la disparition d'une jeune fille, Laetitia Perrais.
 
Selon 20 minutes.fr, le suspect dans «la disparition et le probable décès» de Lætitia a été mis en examen pour «enlèvement suivi de la mort de la victime, en état de récidive légale» et «viol», a indiqué samedi Xavier Ronsin, procureur de la République de Nantes dans un communiqué.
 
«Les premières expertises génétiques ont en effet confirmé que les traces de sang découvertes dans le véhicule de  M. Tony Meilhon étaient bien celles de Laetitia», précise Xavier Ronsin.
 
«A l'issue de sa mise en examen, M. Tony Meilhon qui conteste les accusations portées contre lui et évoque un simple accident mortel de la circulation, a été placé sur réquisition conforme du parquet de Nantes sous ordonnance d'incarcération provisoire par le juge de la liberté et de la détention», ajoute le magistrat.
 
Décrit comme «dangereux», le suspect avait été arrêté jeudi matin 20 janvier 2010 par les militaires du GIGN, car il avait à proximité de lui une carabine 22 long rifle et un chargeur approvisionné.
 
Déjà condamné une quinzaine de fois, notamment pour «viols» et «violences», il était sorti de prison en février 2010 et était sous le coup d'une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve.
 
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L'AFP nous apprend que les enquêteurs sont remontés jusqu'au suspect grâce à la géolocalisation du téléphone mobile utilisé pour envoyer ces SMS, selon la même source.
 
Une vingtaine d'hommes du GIGN ont été mobilisés pour interpeller le suspect vers 06H00 à Arthon-en-Retz, à quelques kilomètres de là où vivait Laetitia. Les gendarmes d'élite ont fait sauter la porte, le suspect a été très légèrement blessé par un éclat de la porte.
 
Cet homme, prénommé Tony, a été vu en compagnie de Laëtitia à plusieurs reprises le soir de la disparition de la jeune femme. "Ils se sont vu et parlé, c'est très clair", et la jeune fille aurait repoussé ses avances selon certains témoignages, a relevé Mme Lecoq.

Source : AFP
 
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NDLR : Cette lamentable affaire vient à nouveau illustrer l'incroyable incurie de la Justice française, et sa coupable indulgence à l'égard des criminels multirécidivistes, dont les conséquences tragiques se multiplient..
 
Tony Peilhon n'était pas un simple délinquant: les faits antérieurs pour lesquels ils avait été condamné n'étaient pas tous de simples délits: Selon L'Express.fr, il avait commis un viol avec violences en 2001. Or, un viol, commis avec violences, n'est pas un délit, c'est un crime caractérisé.
 
Et voila qu'un tel criminel a été remis en liberté, ce qui lui a permis à près de quinze reprises, sans compter les autres délits et crimes qu'il a pu commettre entretemps sans être identifié, de recommencer puis de recommencer encore sa recherche sans fin de nouvelles proies.
 
Cette inconséquence absolue, aberrante, consternante, du système judiciaire français justifie la plus vive indignation de tous nos concitoyens. Le criminel multi-récidiviste, nous dit-on, "avait été placé sur réquisition conforme du parquet de Nantes sous ordonnance d'incarcération provisoire par le juge de la liberté et de la détention".

Pour une véritable Justice...

Un tel galimatias a sans doute sa place dans le jargon juridico-administratif auxquels sont habitués les gens de robe qui sévissent dans les prétoires de l'Hexagone. Mais le bon sens populaire, lui, ne peut se contenter de voir appliquer à mauvais escient certaines règles de droit  absconses et dangereuses, et ne saurait se laisser tromper par une explication aussi creuse. C'est d'une véritable JUSTICE, dont nous avons besoin, celle des cœurs et des esprits.
 
Quelles que puissent être les bonnes ou mauvaises - surtout mauvaises - raisons que l'on tentera de nous opposer, il demeure que ce criminel a été inconsidérément remis en liberté à l'âge de trente et un ans ans à peine, après avoir commis près de quinze crimes et délits, ce qui fait que, laissé sans surveillance - bien qu'il fût sous le coup d'une énième peine avec sursis ! - et se sentant ainsi encouragé à persévérer, il a récidivé, comme cela était clairement prévisible.
 
De telles carences dans l'administration de la Justice et dans la protection de nos concitoyens ne sauraient rester impunies. De nombreux adhérents et correspondants nous ont déjà manifesté leur écœurement devant la dégradation de ce qui fut une noble institution, l'une des plus importantes d'une nation qui se respecte.
 
Le temps est venu de réagir. Et cela sous plusieurs formes :
 
 Conseiller les familles des victimes, qui auraient intérêt à se grouper en association, à trouver un avocat courageux prêt à engager deux actions judiciaires :
 
  • La première, sur le plan pénal, non seulement à l'encontre de l'auteur des crimes, mais aussi à l'encontre du juge, coupable d'avoir commis la faute impardonnable d'ordonner la remise en liberté d'un obsédé sexuel violent et inguérissable. Peut-être alors se réfugiera-t-il, ce juge, derrière le rapport d'un obscur psychiatre, attestant de la complète guérison de l'individu, et si tel est le cas, il appartiendra audit psychiatre de répondre des conséquences de son funeste travail.
  • La seconde devant la juridiction administrative à l'encontre de l'Etat, responsable de lois trop permissives pour les criminels, responsable de l'incurie de l'appareil judiciaire, responsable d'avoir failli à son devoir régalien d'assurer la protection des citoyens et aussi, pour avoir mis en danger la vie d'autrui. 
 
Aider financièrement ces victimes à supporter le coût des procédures. A cet égard, plusieurs de nos correspondants nous ont déjà fait part spontanément de leur intention de verser une participation à titre personnel, si une telle procédure est lancée.
 
Étudier attentivement, lors des élections de 2012, le programme des candidats en matière de réforme de la Justice, avant de placer votre bulletin de vote dans l'urne.

Apporter votre soutien à cette cause, en manifestant votre point de vue, vos sentiments, vos idées, sur ce sujet particulièrement grave, dont nos responsables politiques parlent bien trop peu, lorsqu'ils ne le passent pas sous silence.
 
Ainsi, nous pourrons espérer faire enfin pencher la balance de la justice du bon côté. Celui des victimes.
                                                               
Pour terminer, nos pensées sont pour les victimes de l'affaire d'Outreau, pour l'héroïque Anne Lorraine Schmitt, pour la petite Lætitia Perrais, et tant d'autres familles plongées dans la désolation. Qu'elles sachent qu'elles ne sont pas seules et que nous pensons à elles !

PC-FNCV

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