DJ tué dans le 93 : savoir ce qui s’est passé et punir le crime

Le disc-jockey amateur Claudy E. passé à tabac par plusieurs hommes dans la nuit du 31 décembre 2010 après avoir refusé l'entrée d'une soirée privée à l'un d'entre eux au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis, est décédé mercredi 5 janvier au soir .

Le 31 décembre dernier, ce père de famille de 33 ans avait refusé l'entrée à un jeune homme qui est revenu avec une dizaine d’amis "se venger".

Claudy E a alors été a été frappé avec des coups de poing américains et une chaise, puis laissé pour mort.

J’ai une pensée pour la famille de ce jeune homme en particulier pour sa mère qui dans un témoignage bouleversant a  demandé que la loi du silence soit brisée pour aider les enquêteurs.
Il est important, notamment pour la famille de la victime qu’aucune zone d’ombre ne subsiste dans l’enquête et que l’on sache réellement ce qui s’est passé lors de cet assassinat barbare.

Le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux doit également mettre tout en œuvre pour que tous les auteurs de ce crime abominable soient rapidement trouvés et sévèrement punis.

Source : Nouvel Obs.com

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C'est Le Parisien-Aujourd'hui en France qui révèle cette information. Un jeune homme de 20 ans, Ibrahim, a été arrêté par la police. Les forces de l'ordre avaient concentré ses investigations sur la cité 212, en direction de laquelle s'étaient enfuis les agresseurs après avoir passé à tabac Claudy, DJ d'une soirée privée. Son seul tort ? Leur avoir refusé l'entrée.

Claudy est mort  après une semaine dans le coma. Ses parents, qui habitent en Guyane, n'ont pu se rendre en métropole avant sa mort.

Une interpellation jeudi soir et deux autres vendredi, suite à deux descentes de police dans la cité, précise RTL. Europe 1 parle de "cinq interpellations, au moins". Une dizaine de "jeunes" ont participé au lynchage du DJ.

La mort de Claudy a déclenché une vive vague d'émotion dans la communauté antillaise ainsi qu'auprès de ses collègues à la SNCF, où Claudy travaillait à manoeuvrer des TGV.

L'émotion s'exprime aussi sur les ondes. "Toute la journée, c'était incroyable, raconte le patron de la radio des Antillais de Paris, Tropiques FM, sur RTL. J'ai eu l'impression de revivre la crise des 44 jours en Guadeloupe. Des gens ont même pleuré à l'antenne, vraiment, la colère s'exprime."

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