Egypte : Attentat islamiste à Alexandrie... Massacre de chrétiens coptes !

L'attentat d'Alexandrie contre les chrétiens suscite l'indignation générale !

L'explosion à la sortie d'une messe, vendredi 31 décembre 2010 au soir, a fait 21 morts et 79 blessés. 5.000 personnes ont assisté aux funérailles des victimes. Les condamnations sont unanimes dans le monde.
 
Un attentat a fait 21 morts et 79 blessés dans la nuit de vendredi à samedi devant une église copte d'Alexandrie, en Egypte. L'explosion s'est produite vers minuit et demi devant l'église d'al Kidissine, où des fidèles assistaient à une messe pour le Nouvel An :

Cette attaque a conduit des centaines de chrétiens à se regrouper dans la rue pour manifester leur colère. Des incidents ont éclaté entre chrétiens et musulmans dans la journée. Plusieurs voitures ont été incendiées. La police est intervenue à coups de gaz lacrymogènes pour disperser la foule tandis que des ambulances arrivaient sur les lieux. Une mosquée voisine a été endommagée et huit musulmans blessés. Dans la journée de samedi, les heurts se sont encore intensifiés. Mais dimanche, le calme était revenu dans la ville, où une messe a été donnée.

Samedi soir, ils étaient plus de 5.000 à assister aux funérailles des victimes, au monastère Marmina à King Mariout, une banlieue située à une trentaine de kilomètres de la ville méditerranéenne. Les slogans fusaient, tels que «O croix, nous nous sacrifions pour toi par notre âme et notre sang», «O Moubarak, le coeur des coptes est en feu», en référence au président égyptien Hosni Moubarak, ou bien encore : «Lâches terroristes, le sang des Coptes n'est pas bon marché».

Condamnation unanime des terroristes islamistes !

Le président égyptien Hosni Moubarak a condamné un «acte criminel odieux qui a visé la nation, coptes et musulmans», et dénoncé dans une allocution télévisée un acte de «terrorisme aveugle» qui porte selon lui la marque de «mains étrangères».

En Europe, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie ont fermement condamné l'attentat, le président français Nicolas Sarkozy dénonçant un «crime aveugle et lâche», dans une lettre adressée à son homologue égyptien, et Londres appelant à une vigilance accrue.

Barack Obama a pour sa part condamné «fermement (...) cet acte barbare et abject». «Les instigateurs de cet attentat visaient clairement des fidèles chrétiens, et n'ont aucun respect pour la vie et la dignité humaine», a-t-il déploré. Et le président des Etats-Unis de préciser que son pays se tenait «prêt à offrir l'aide nécessaire au gouvernement égyptien».

Au Proche-Orient, dirigeants arabes, autorités religieuses et Israël ont vigoureusement dénoncé cet acte. L'Arabie saoudite, qui abrite les deux premiers lieux saints de l'islam, a parlé d'un «acte criminel que n'approuvent ni notre religion ni l'éthique et les normes internationales». En Irak, théâtre le 31 octobre d'une attaque meurtrière d'al-Qaida contre la cathédrale syriaque catholique à Bagdad le député chrétien Yunadim Kenna a redouté des «jours noirs pour la communauté internationale». L'Iran a également fait part de sa condamnation et a présenté ses condoléances à l'Egypte. Pour la Syrie, cet attentat vise «le pluralisme religieux en Egypte ainsi que dans d'autres pays arabes» et au Liban, le premier ministre Saad Hariri a appelé à une action arabe concertée face à «un complot visant l'unité de nos peuples».

Le Pape s'est quant à lui exprimé pour plaider la défense des chrétiens. Il a demandé aux dirigeants du monde de défendre les chrétiens contre les abus et les intolérances religieuses. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris, a fait part de sa «douleur».

Sur le terrain, l'enquête se poursuit pour tenter de savoir ce qui s'est passé, l'attaque n'ayant toujours pas été revendiquée. Le ministère de l'Intérieur a affirmé que l'attaque était «probablement» l'oeuvre d'un kamikaze commandité de l'extérieur, après avoir dans un premier temps privilégié l'hypothèse d'une voiture piégée.

Menaces envers la minorité chrétienne d'Egypte

La minorité chrétienne d'Egypte représente environ 10% des 79 millions d'habitants du pays. Les relations tendues avec la majorité musulmane dégénèrent régulièrement en violences.

En novembre 2010, de violents affrontements avaient éclaté au Caire entre des manifestants chrétiens et les forces de la police anti-émeutes à la suite de l'arrêt du chantier d'une église. Deux chrétiens avaient été tués et plusieurs dizaines de personnes avaient été blessées, tandis que plus de 150 manifestants avaient été interpellés.

L'Eglise copte égyptienne a par ailleurs été menacée par al-Qaida en novembre. L'Etat islamique d'Irak, branche irakienne de la mouvance islamiste armée, accuse l'Eglise égyptienne de détenir contre leur gré des femmes qui se sont converties à l'islam.

Source : Le Figaro.fr

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