USA : 20 nouveaux LCS, Littoral Combat Ships, pour l'US Navy

Après des tergiversations en raison du dépassement des coûts de fabrication des deux premiers Littoral Combat Ships (l’USS Freedom et l’USS Independence) alors qu’il avait été justement prévu que le prix de ces deux navires devait être raisonnable, l’US Navy a commandé 20 nouveaux exemplaires à Lockheed-Martin et à la filiale américaine du groupe australien Austal, après que cette dernière se soit séparée de General Dynamics pour ce programme.

Le contrat, d’un montant total de 7 milliards de dollars, prévoit la commande ferme de deux LCS sur le budget de l’année fiscale 2010. L’un sera construit par Lockheed-Martin pour 437 millions de dollars et le second sortira des chantiers navals d’Austal USA pour 432 millions. Ces prix sont conformes à la limite fixée par le Congrès américain, qui a estimé qu’ils ne devaient pas dépasser les 460 millions par bateau.

Concrètement, les deux sociétés vont construire chacune 10 LCS d’ici à 2015. Bien évidemment, cela suppose deux navires différents. Celui de Lockheed Martin est un bateau monocoque tandis que celui conçu par Austal USA est un trimaran. Pour le reste, ils affichent des performances proches, les deux jaugeant 3.000 tonnes, pour une vitesse maximale de 40 noeuds.

Neuf autres LCS pourraient être commandés en 2015 sous réserves que l’US Navy ait les crédits nécessaires. Au total, la marine américaine envisage de se doter d’une flotte de 55 navires de ce type. Déjà quatre exemplaires ont été construits.

L’intérêt des LCS est de permettre de faire face à des menaces multiples dans les eaux côtières (mines, sous-marins) ou encore de les engager au sein d’un groupe naval pour des missions océaniques. Ils peuvent être utilisés à des fins de renseignement ou de surveillance.

Cependant, leur armement paraît faible (canon de 57 mm et de 30 mm, une quinzaine de missiles et 4 mitrailleurs Browning de 12,7 mm) par rapport à un bâtiment d’une classe supérieure. Aussi, ces LCS ne devraient jamais opérer seuls et seront engagés en réseau infocentré (Naval Fires Network) avec d’autres navires plus puissants.

Source : Zone Militaire

* * *