Remise en liberté d'un trafiquant de drogue fortement présumé !

Le sujet prend une tournure politique. Mardi 16 novembre 2010, une juge des libertés et de la détention de Seine-Saint-Denis a pris la décision de remettre en liberté un trafiquant présumé.

Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, qualifie cette remise en liberté de "totalement surprenante".

le suspect a été mis en examen après que les enquêteurs découvrent, à son domicile, une valise contenant  1,5 kg de cocaïne, une kalachnikov, un pistolet-automatique avec silencieux, une centaine de cartouches.

Pour sa défense, le jeune homme a affirmé que la mallette découverte cadenassée lors d'une perquisition, ne lui appartenait pas. "Il prétend avoir été dupé", par un ami, mis à la porte de chez lui, qui lui aurait demandé de garder cette valise, rapporte une source proche de l'affaire, selon Le Parisien.

Au regard des déclarations du trafiquant de drogue présumé, la juge des libertés et de la détention a décidé de le remettre en liberté. Les syndicats de policiers du 93 n'ont pas tardé à manifester leur mécontentement. Il évoquent une "enquête qui part en lambeau", à cause de cette décision de justice. Ils parlent même de "faute professionnelle" de la magistrate.

Sur le même créneau, Brice Hortefeux, se montre étonné par cette décision de justice. "Ce magistrat l'a remis en liberté alors qu'il aurait certainement dû, sauf sous réserve d'appréciations et d'éléments nouveaux, le mettre en détention provisoire", dit-il sur RTL.

Le ministre soutient la colère des policiers : "L'émotion des policiers est totalement légitime."

Brice Hortefeux préfère toutefois ne pas évoquer la faute professionnelle : "Je ne sais pas s'il s'agit, à ce stade, d'un vice de procédure, d'une erreur d'interprétation ou d'une inadaptation des règles". 

Source : Le Post.fr

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NDLR: Il paraît clair que la notion de présomption de culpabilité aurait dû être retenue par la juge. Pourquoi une telle décision :

  • Erreur d'analyse ?
  • Laxisme ?
  • Menaces sur sa personne ou sur sa famille ?

Cette juge seule le sait. Mais en toute hypothèse, le moral et l'efficacité des forces de police s'en trouvent très atteints. L'Etat ne remplit plus ses devoirs régaliens de rendre la justice et d'assurer la sécurité des citoyens. Une réforme profonde de l'appareil de la Justice et de nos lois est devenue indispensable.
La violence est largement subie par de nombreux habitant de banlieue qui aspirent à vivre en sécurité, illustration vendredi passé, cité du Clos de la Rose à Marseille, lors de la tuerie au fusil d'assaut qui a opposé de très jeunes adolescents, sur fond de trafic de drogue.

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"La cocaïne et les armes appartiennent à un ami"... Et pourquoi pas à ma grand-mère ?
C'est un peu ballot, mais avant d'interpeller un candidat à la présomption d'innocence, nos braves gendarmes et policiers pourraient bien y penser, quand même !