D'abord l'on insiste officiellement sur le mal-être des banlieues comme si c'était la cause de la guerre. Certes il y a dans ces morceaux de territoires en état de sécession de multiples problèmes, dont le chômage endémique n'est pas le moindre ; toutes ces calamités ne sont pas nouvelles : elles sont le résultat des politiques menées par les pouvoirs successifs depuis des décennies et nullement le fait de la crise. Or il se trouve que le quartier de la Villeneuve à Grenoble avait reçu une véritable abondance d'équipements divers, dans la suite des trop nombreuses et inefficaces politiques de la ville dont il devait être une vitrine. Le mal-être est, certes, un terreau favorable pour les armées qui occupent le terrain parfois en se battant entre elles précisément pour des questions de territoires ; ce ne saurait constituer l'essentiel. Personne ne parle officiellement ou sinon à mots couverts des causes véritables à savoir l'immigration sauvage, l'islam, et le trafic de drogue.

Des suppositions

Une autre analyse ne pousse guère à l'optimisme.

Faisons la supposition tout à fait gratuite qu'un grand nombre de préfets officiant dans ce que l'on appelle les zones sensibles soient débarqués et remplacés par des super policiers. Il faudrait du temps et une immense consommation de fonds publics, mais pourquoi pas ? Leur objectif serait d'attraper les délinquants ce qu'ils savent peut-être faire et ensuite de les faire juger.

Un obstacle se révèle tout aussitôt : la justice est paralysée soit par la lâcheté de certains magistrats, soit par le gauchisme de leur idéologie et c'est une autre face du désastre français. Un autre obstacle surviendrait aussi ; si l'on imagine que le succès arrive avec de nombreuses condamnations à la prison, que fera-t-on de ces prisonniers ? Qui ignore que les prisons sont scandaleuses et en état permanent de surcharge ? Enfin au bout du parcours et si l'on ne va pas au coeur des problèmes, ce sera une situation « talibanesque » : pour un délinquant attrapé et puni, dix autres renaîtront aussitôt.

On arrive inévitablement à l'idée que nous assistons à de pures postures électoralistes et il faut d'autres moyens pour gagner cette guerre.

Conclusion

La situation rappelle étrangement la guerre de 1939 ; les pouvoirs de gauche de l'époque avaient laissé grandir le nazisme alors qu'ils auraient pu l'arrêter plusieurs fois et ils sont ainsi directement co-responsables de la deuxième guerre mondiale avec tous ses massacres. S'apercevant trop tard de la catastrophe, ils ont déclenché une guerre qu'ils n'avaient pas préparée et ensuite, ils ne l'ont pas livrée de peur d'énerver l'adversaire : ce fut la drôle de guerre. Bien entendu et par voie de conséquence ils l'ont perdue. Ce morceau d'histoire offre des ressemblances étranges avec la situation d'aujourd'hui.

Cette guerre que l'on nous livre pourrait certes être gagnée. Il faudrait des politiques qui veuillent la gagner et qui imaginent la stratégie nécessaire. Quiconque connaît un peu l'histoire des multiples guerres depuis des siècles observe qu'il y a toujours une stratégie à condition de vouloir gagner, de savoir où se situe l'adversaire et d'avoir beaucoup de talent.

Source : Michel de Poncins - Tocqueville Magazine

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La démocratie est le pire des régimes...

NDLR :  Voila une bonne illustration des défauts de la démocratie !
C'est l'opinion publique qui décide de qui gouvernera. Et ce sont les médias qui sont censés éclairer l'opinion publique. Ceux-ci étant généralement plus proches de l'opposition que du gouvernement (ça fait mieux vendre les journaux et les émissions de radio et de télévision),la spirale infernale est enclenchée, avivée par une partie de l'opposition qui, ayant perdu tout sens de l'intérêt public et de l'honneur, souffle sur les braises.

Les gouvernements se suivent et se ressemblent trop dans leur volonté de plaire à tout prix à sa majeté l'opinion publique, dans l'obsession constante qui est la leur de gagner de nouvelles élections. D'où la tardiveté des décisions difficiles qui ne sont prises que lorsque le mal est fait, et que les citoyens constatent, en pleurs, que leur beau pays n'est plus qu'un champ de ruines.

Dès lors, les décisions qui auraient été techniquement prises à temps, c'est à dire trop tôt politiquement, car elles seraient apparues mauvaises et critiquables parce qu'incomprises du citoyen-électeur lambda, deviennent autant d'actes inspirés et courageux aux yeux dudit lambda qui a enfin compris où est son intérêt.

Politiques de girouettes

Espérons que le temps des responsables politiques girouettes soit enfin révolu, et que nos hommes et femmes politiques sachent enfin tenir le cap ; et ne plus varier au gré du vent, des élections, des sondages, avec comme seule obsession, celle de plaire aux média.

La contre-attaque qu'engage aujourd'hui le gouvernement sur le front de l'insécurité nous paraît tardive mais néanmoins sérieuse, et plusieurs indices vont dans ce sens :

  • des moyens militaires pourraient être mobilisés, tels que le peloton cynophile, l'emploi d'hélicoptères, voire de drones.
  • le calendrier électoral s'y prête : les mesures-choc annoncées par le gouvernement devraient porter leurs fruits de manière visible avant les prochaines élections de 2012.
De nombreux dégâts auront hélas été causés entretemps, mais c'est sans doute le prix à payer pour que le citoyen-électeur lambda qui est versatile (mais c'est toujours lui qui décide en fin de compte) ouvre les yeux au bon moment, c'est à dire, celui où il met son bulletin dans l'urne.

Quoiqu'il en soit, nous n'avons plus le choix : le temps des matamores et de leurs rodomontades est révolu. Nous devons appuyer de toutes nos forces la contre-offensive du chef de l'Etat, qui seule peut nous permettre d'éviter le pire, et éloigner le spectre d'une guerre civile abominable, dans laquelle s'affronteraient deux races et deux religions. Il était de notre devoir de le dire. PC FNCV

NB: « La démocratie est le pire des régimes - à l'exception de tous les autres déjà essayés dans le passé » (Democracy is the worst form of government - except for all those other forms, that have been tried from time to time.) Winston Churchill  

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